Société
Salé et Leqliaa: Les habitants condamnent les actes de violence
03/10/2025 - 14:13
SNRTnewsÀ Salé, dans le quartier Amal, les habitants se sont réveillés sous le choc après une nuit de violences inédites. Distributeurs automatiques arrachés, vitres brisées, vitrines éventrées et façades noircies par les flammes: le décor de désolation laisse apparaître des dégâts matériels considérables. Plusieurs petits commerces ont été pris pour cibles, plongeant les riverains dans la sidération.
"Le quartier s’est réveillé dévasté et cela fait vraiment mal au cœur", témoigne un habitant, évoquant la perte de commerces et un traumatisme psychologique profond. Les scènes de la nuit ont été marquées par des jets de pierres, des incendies et des affrontements qui ont semé la panique.
"Les gens couraient partout, j’ai même reçu un éclat de vitre sur le dos", confie un témoin, choqué par les attaques visant notamment des pharmacies et des bâtiments publics.
À plusieurs centaines de kilomètres de là, dans la commune de Leqliaa, aux environs d’Agadir, des débordements similaires ont été enregistrés. Les forces de l’ordre, déployées en nombre, ont tenté de contenir les violences jusqu’à tard dans la nuit.
Les stigmates demeurent visibles: vitres fracassées, débris calcinés et tentatives d’intrusion dans le centre de la gendarmerie royale, finalement contenues. Là aussi, des habitants expriment leur désarroi. Certains rappellent leur aspiration à des réformes, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé, tout en condamnant fermement ces violences. "Il faut réclamer ses droits pacifiquement et non en détruisant tout sur son passage", insiste une résidente.
Sur le plan juridique, le cadre est strict: selon le code pénal, tout acte de vandalisme, d’incendie volontaire ou de violence physique est passible de lourdes sanctions, allant de 10 à 20 ans de prison, jusqu’à 30 ansة voire la perpétuité en cas de circonstances aggravantes.
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