Sport
Younès El Aynaoui, le regard fier d’un père sur l’ascension de Neil
15/06/2026 - 14:19
SNRTnews
À l'heure où la Coupe du Monde bat déjà son plein, Neil El Aynaoui franchit une nouvelle étape dans une ascension bâtie avec patience et détermination. Le milieu de terrain de l'AS Rome, qui fêtera ses 25 ans en juillet, est l'un des visages de la jeune génération des Lions de l'Atlas en Amérique du Nord, où le Maroc affronte le Brésil, l'Écosse et Haïti dans le groupe C.
Dans un entretien accordé à la FIFA, son père, Younès El Aynaoui, ancien numéro 14 mondial de tennis, revient sur le parcours de son fils, son choix du football plutôt que du tennis, ainsi que sur les valeurs qui ont accompagné son développement.
Si Neil a grandi dans un environnement où le tennis occupait une place importante, c’est pourtant le football qui s’est rapidement imposé comme une évidence. Installée à Barcelone durant son enfance, la famille a vu le jeune garçon se passionner pour le ballon rond au contact de la ferveur catalane.
"De sa naissance à ses 10 ou 11 ans, il a baigné dedans. C’est là-bas qu’il a attrapé le virus du football et à partir de là, il n’y avait plus que ça", raconte Younès El Aynaoui.
L’ancien tennisman souligne que la famille n’a jamais cherché à orienter la carrière de son fils, préférant l’accompagner dans ses choix. "Je vois tellement de parents qui rêvent à la place de leur enfant… Nous, on a veillé à ce que ce soit son projet à lui", insiste-t-il.
Très tôt, Neil affiche des qualités physiques au-dessus de la moyenne et une passion sans faille pour son sport. Son passage au CREPS de Nancy constitue un tournant. Pour son père, c’est à ce moment-là que le potentiel professionnel devient concret. "ll jouait au football tous les jours et il n’est jamais venu nous voir en nous disant : "C’est fini, je ne veux plus y aller". Au contraire, il en demandait toujours plus."
Au-delà des aptitudes sportives, Younès El Aynaoui estime avoir transmis à son fils une culture de l’exigence héritée du haut niveau: alimentation, récupération, sommeil et discipline quotidienne. Des habitudes qui ont accompagné l’éclosion d’un joueur aujourd’hui reconnu pour son volume de jeu et son professionnalisme.
Derrière son apparente discrétion, Neil possède également une forte personnalité, selon son père. "Il a l’air timide et docile, mais il a un fort caractère. Il vit pour le football."
L’ancien champion marocain se réjouit également des éloges reçus par son fils, notamment après la CAN 2026, lorsque l’ancien sélectionneur Walid Regragui avait lancé un flatteur "Tel père, tel fils." Une reconnaissance qui le touche, même s’il rappelle que le comportement et l’humilité restent essentiels dans une carrière sportive.
La sélection du Maroc a, elle aussi, été un choix assumé par Neil El Aynaoui, né d’un père marocain et d’une mère française. Une décision qui remplit sa famille de fierté.
"C’est une énorme fierté. Très tôt, cela a été clair dans sa tête", confie Younès.
Alors que son fils s’apprête à découvrir le plus grand rendez-vous du football mondial, l’ancien finaliste des plus grands tournois du circuit rappelle que la meilleure préparation reste celle du quotidien.
Concernant les ambitions marocaines, Younès El Aynaoui se montre à la fois prudent et ambitieux. Conscient du renouvellement de l’effectif et de l’arrivée du sélectionneur Mohamed Ouahbi, il croit au potentiel de cette génération.
"Une qualification pour la phase à élimination directe serait magnifique. Ensuite, tout est possible."
Pour Neil El Aynaoui, cette première Coupe du Monde représente l’aboutissement d’un parcours construit loin des raccourcis, guidé par la passion, le travail et des valeurs familiales que son père résume en un mot: l’humilité.
Articles en relations
Sport
Sport
Sport
Sport