La conjoncture économique internationale, qui reste marquée par l’enlisement du conflit en Ukraine, la fragmentation géopolitique et économique et les séquelles de la pandémie, pèse sur l’activité économique et sur l’évolution de l’inflation. Pour détendre ce contexte, la loi de finances 2023 donne la priorité à la relance économique, la construction de l’État social et l’appui aux ménages les plus démunis et aux secteurs touchés par la crise.
Le PLF 2023 survient dans une conjoncture particulièrement difficile. Il propose à la fois le renforcement des fondements de l’Etat social, à travers la mise en œuvre des différents volets du chantier de la généralisation de la protection sociale; et la relance de l'économie nationale par le soutien de l'investissement, notamment la mise en œuvre de la nouvelle Charte de l'investissement et l'exécution des engagements inscrits dans le cadre des projets de l'investissement industriel. Aussi, le PLF vise la consécration de l'équité territoriale et le rétablissement des marges budgétaires pour assurer la pérennité des réformes.
L'heure de la rentrée a sonné, et cette année, comme souvent, les dossiers sont nombreux. Retour à l’école, reprise du dialogue social, gestion des effets de l’inflation et de la crise de l’eau, …autant de dossiers qui marquent cette rentrée.
Sans nul doute, les transferts de fonds des migrants impactent significativement et positivement la croissance économique et l’investissement dans les pays de destination. Au Maroc, la diaspora est même intégrée dans le processus de développement socio-économique. Un choix qui n’est pas anodin. Les transferts des MRE constituent un atout important pour l’économie marocaine, sachant qu’en 2021, les envois des Marocains du monde se sont hissés à 93,7 MMDH. Ils seraient, selon les pronostics de Bank Al-Maghrib aux alentours de 87,3 milliards en 2022 et 84 milliards en 2023.
La crise actuelle ne ressemble pas aux crises que le monde a connues par la passée. Celle-ci se distingue par son ampleur, sa soudaineté et par son impact qui a touché l’ensemble de l’économie mondiale. Son choc d’origine externe à la sphère économique a affecté à la fois l’offre et la demande. Elle se singularise également par l’ampleur des mesures prises pour l’endiguer. Le Maroc est d’ailleurs l’un des pays qui a décidé d’y faire face en faisant la part belle à la bonne gouvernance permettant l'édification d'un climat des affaires séducteur garantissant une reprise progressive de son activité économique. Axes du dossier
La nouvelle position de l’Espagne en faveur de l'initiative marocaine d’autonomie au Sahara marocain est une décision qui donnera certainement un sérieux coup d'accélérateur au processus de règlement du conflit régional autour du Sahara marocain. Elle renseigne aussi sur la détermination espagnole d’ouvrir une étape de confiance et de transparence dans les relations entre les deux pays en vue de relever les défis communs dans un contexte géopolitique mondial incertain.