Economie
Agence de régulation des activités liées au cannabis: le Conseil d'administration a tenu sa 1ère réunion
02/06/2022 - 18:20
Mohammed Fizazi
Le Conseil d'administration de l'Agence de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC) a tenu sa toute première réunion ce jeudi 2 juin, et ce depuis l'adoption du projet de loi de légalisation du cannabis.
La mise en œuvre de la stratégie de l'État dans le domaine du cannabis est sur les rails. Le Conseil d’administration de l’ANRAC, chargée de l’opérationnalisation de la feuille de route cadrant tout ce qui est lié à la culture, la production, la fabrication, la transformation, la commercialisation, l’exportation du cannabis et l’importation de ses produits à des fins médicales, pharmaceutiques et industrielles, a tenu sa première réunion, ce jeudi 2 juin, à Rabat.
Cette réunion a été présidée par le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit. Et ce, en présence du ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, du ministre de l'Economie et des Finances, du ministre de l'Agriculture et de le Pêche maritime, du ministre de l'Industrie et du commerce, du ministre de l'Enseignement supérieur, ainsi que des représentants d'organismes gouvernementaux chargés de l'eau, la santé et l'environnement, ainsi que des directeurs généraux de l'Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE) et de l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA).
A l'ordre du jour de cette réunion, figurent notamment l’approbation de l'organigramme de l’Agence et du statut de son personnel, ainsi que sur son budget au titre de 2022.
Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre du plan d’action de l’agence qui s’articule autour de deux principaux axes. Le premier porte sur l’adoption des cahiers des charges précisant les spécifications techniques afférentes aux activités de culture et de production, de transformation et de fabrication du cannabis, d’exploitation de ses semences et plants, de commercialisation, d’exportation et d’importation de ces produits à des fins industrielles.
Le deuxième axe, lui, concerne le lancement des démarches d’autorisation des opérateurs nationaux et internationaux de l’industrie du cannabis médical et industriel, et en particulier l’autorisation des premiers projets d’investissement à travers la concrétisation des discussions menées auparavant avec des opérateurs industriels, et par la suite des cultivateurs, semenciers, pépiniéristes et transporteurs. Ceci, en plus de la création des premières coopératives de transformation et de fabrication de produits de terroir constituées d’agriculteurs locaux.
Pour rappel, l'ANRAC a été créée suite à l'adoption, en juin 2021 de la loi n°13-21, qui lui accorde de larges prérogatives pour encadrer les activités légales liées au cannabis licite.
A noter que les attributions et les missions de l'Agence toucheront d'abord la réglementation de la filière du cannabis licite conformément aux engagements internationaux du Royaume et l’instauration d’un système rigoureux de traçabilité et de contrôle.
De même, le rôle de l'agence sera le développement de la filière du cannabis et le soutien aux investissements, en attirant des opérateurs d’envergure internationale de l’industrie de transformation et de fabrication du cannabis.
L'ANRAC veillera également à reconvertir les activités illicites actuelles en des activités licites, et durables et génératrices de revenus, avec un souci particulier de protection et de promotion du patrimoine national.
Et enfin soutenir la recherche afin de promouvoir l’usage du cannabis dans les domaines médical, cosmétique et industriel, et accompagner les opérateurs en assurant le suivi sur le terrain de toutes les opérations portant sur le cannabis, et faciliter les démarches administratives en coordination avec les autorités administratives concernées
Dans ce sillage, il est prévu de conclure une convention de partenariat avec l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA.
Reste à préciser que l'ANRAC veillera au lancement d’une campagne de communication d'abord à l’échelle locale et nationale afin d’assurer l’adhésion des cultivateurs traditionnels au programme du cannabis licite, puis internationale afin de promouvoir la filière nationale du cannabis licite à l’étranger.
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