Société
Diffuseurs anti-moustiques la nuit: Quels risques pour les voies respiratoires?
21/07/2026 - 11:32
Malak Zougagh
Les diffuseurs anti-moustiques électriques sont largement utilisés durant la période estivale pour éloigner les insectes pendant le sommeil. Cependant, leur utilisation prolongée dans une chambre fermée présente-t-elle des risques pour la santé ?
Interrogé par SNRTnews, le médecin généraliste Louai Abumahfouz appelle à la prudence, particulièrement en ce qui concerne les populations vulnérables.
Selon le praticien, ces dispositifs ne sont pas totalement anodins lorsqu'ils fonctionnent toute la nuit dans un espace peu ou pas ventilé. En cause, l'inhalation continue de microparticules de pesticides — substances chimiques destinées à éliminer ou repousser les insectes — diffusées progressivement dans l'air ambiant.
Le Dr Louai Abumahfouz précise qu'une exposition prolongée dans un milieu clos peut provoquer des irritations des voies respiratoires, se traduisant souvent par une gêne au réveil. Chez les personnes asthmatiques, ces émanations sont susceptibles d'accroître le risque de crise.
Le spécialiste alerte tout particulièrement sur les risques courus par les nourrissons et les jeunes enfants, dont l'immaturité des voies respiratoires accroît la vulnérabilité aux agents irritants. "Il faut proscrire absolument ces appareils dans leur chambre", souligne-t-il, rappelant que cette exposition peut entraîner des quintes de toux ou d'autres manifestations respiratoires. Par mesure de précaution, le médecin préconise également d'éviter le recours à ces diffuseurs dans les chambres réservées aux femmes enceintes.
S'agissant des sprays anti-moustiques, le Dr Abumahfouz attire l'attention sur un mode d'action différent. Contrairement aux diffusants atmosphériques, les principes actifs des sprays peuvent être absorbés par la peau et pénétrer la circulation sanguine. Une application excessive ou le recours à des formules agressives peuvent ainsi entraîner des effets indésirables.
Le médecin rapporte que de nombreux patients font état de symptômes au réveil après avoir dormi dans une pièce où fonctionnait un diffuseur : maux de tête, fatigue oculaire ou sécheresse de la gorge.
Afin de concilier protection et prévention sanitaire, le spécialiste recommande prioritairement l'usage de moustiquaires, barrières physiques ne nécessitant aucun produit chimique. Si l'emploi d'un diffuseur s'avère indispensable, le Dr Louai Abumahfouz conseille de le faire fonctionner environ une heure avant de se coucher pour assainir la pièce, puis de le débrancher au moment du sommeil. Enfin, les sprays cutanés doivent être réservés aux sorties extérieures ou aux déplacements dans des zones à forte densité d'insectes.
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