Société
Ali Fannach : "après la rencontre avec Akhannouch, le spectre de l’année blanche est écarté"
31/10/2023 - 12:58
Khaoula Benhaddou
L’année scolaire 2023-2024 est décidément bien agitée. Malgré la rencontre, ce lundi 30 octobre, avec le chef de gouvernement, les enseignants sont déterminés à poursuivre leurs protestations en dépit des répercussions sur l’apprentissage des élèves.
Paralysée par les grèves, l’année scolaire est fortement perturbée et menace l’avenir des élèves qui se trouvent malgré eux au cœur d’un bras de fer entre les enseignants et le ministère de l’éducation.
Consciente de la gravité de la situation, la Fédération Nationale des Associations de Parents d’Élèves au Maroc (FNAPEM) tire la sonnette d’alarme et appelle les parties prenantes à trouver rapidement des solutions efficaces pour rattraper le temps perdu et sauver l’année scolaire.
Contacté par SNRTnews, Ali Fannach Vice-président de la FNAPEM, chargé de la communication et de médiatisation pointe du doigt cette situation catastrophique qui menace l’avenir des élèves "les parents d’élèves voient rouge à cause des nombreuses grèves menées par les enseignants. Certes ces derniers ont le droit de manifester et d’exprimer leur colère mais cela ne doit pas se faire en menaçant l’avenir des élèves qui sont pris en otage dans cette situation" et d’ajouter "ces grèves ont un impact direct sur l’apprentissage des élèves et sur le bon déroulement de l’année scolaire. La poursuite des grèves menacent tous le système éducatif et détruit carrément l’école publique" déplore le responsable.
Une année blanche est-elle envisagée ?
Face à cette situation préoccupante, les parents d’élèves redoutent une année blanche "les parents qui voient leurs enfants revenir quotidiennement de l’école à cause des grèves ont peur du scénario d’une année blanche. Nous avons aussi cette crainte, mais une lueur d’espoir est apparue après la rencontre hier entre le chef de gouvernement et les représentants des syndicats. Je pense que le spectre de l’année blanche est écarté" estime Ali Fannach qui appelle à la poursuite du dialogue entre les différentes parties prenantes : "l’avenir de nos enfants est en jeu, pour cela, on appelle les enseignants à respecter les droits des élèves d’avoir un temps d’apprentissage normal et ordinaire. Je pense qu’après la rencontre avec le chef de gouvernement, les enseignants doivent mettre fin à leur mouvement de manifestations. Nous appelons également les différents acteurs à poursuivre le dialogue et de trouver rapidement de solutions efficaces à tous les problèmes qui entravent la réussite de l’année scolaire".
Rattraper le temps perdu est possible !
Pour le responsable, les nombreuses heures scolaires perdues à cause des grèves peuvent être rattrapées avec une implication efficace des enseignants. "Nous espérons que le gouvernement trouve une solution efficace dans les plus brefs délais. Ainsi, les enseignants pourront se mobiliser et consacrer des heures supplémentaires pour rattraper le temps perdu et mener à terme le programme scolaire" estime le responsable avant de poursuivre : "nous sommes en contact permanent avec les familles qui ont exprimé à plusieurs reprises leur détermination de descendre dans la rue et manifester leur colère. Nous espérons ne pas en arriver là et que la rencontre entre le chef de gouvernement et les représentants des enseignants apporte ses fruits dans les plus brefs délais" conclut Ali Fannach.
Pour rappel, le chef de gouvernement, Aziz Akhannouch, a tenu ce lundi 30 octobre à une réunion cruciale avec les syndicats d'enseignement. Cette rencontre, qui s'est tenue en présence du ministre de l'Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, ainsi que du ministre de l'Intégration économique, de la Petite entreprise, de l'Emploi et des Compétences, avait pour objectif principal l'amélioration du statut unifié des enseignants.
Articles en relations
Politique
Politique
Société
Société