Politique
Amine Tahraoui: l’ouverture du capital des pharmacies n’est pas l’ordre du jour
21/04/2026 - 17:12
Khaoula BenhaddouLe ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a tenu à rassurer les pharmaciens.
Lors de son intervention à la chambre des conseillers ce mardi 21 avril, il a affirmé que l’ouverture du capital des pharmacies n’est "pas à l’ordre du jour", dans un contexte marqué par une forte crispation entre les professionnels du secteur et le Conseil de la concurrence.
Cette déclaration intervient alors que les pharmaciens redoutent depuis plusieurs mois une libéralisation accrue du secteur, notamment à travers la révision des prix des médicaments et d’éventuelles réformes structurelles. Des craintes alimentées par les recommandations du Conseil de la concurrence, souvent perçues par la profession comme une remise en cause de l’équilibre économique des officines.
Sur ce point, le ministre a insisté sur le fait que "toute réforme concernant ce secteur ne se fera que dans le cadre d’une approche participative, avec une implication réelle de l’ensemble des professionnels concernés, considérés comme des partenaires essentiels à la réussite de toute réforme", a-t-il expliqué promettant une concertation avec l’ensemble des acteurs.
Amine Tahraoui a ainsi mis en avant un chantier global de réforme reposant sur trois axes: modernisation de la gouvernance, refonte du cadre juridique et digitalisation des procédures.
L’objectif affiché est double: améliorer l’accès aux médicaments et renforcer la confiance des citoyens.
Pour rappel, les pharmaciens ont adressé au Chef du Gouvernement Aziz Akhannouch une demande de clarification de la position du Gouvernement concernant la recommandation du Conseil de la concurrence relative à l’ouverture du capital des pharmacies
"Cette démarche intervient à la suite de la réaction de l’ensemble des représentations professionnelles des pharmaciens lors des échanges avec le Conseil de la concurrence, lesquelles ont exprimé leur rejet catégorique de cette orientation. Elle s’inscrit également dans le prolongement de l’expression collective de la profession, matérialisée par le sit-in national d’envergure organisé le 9 avril 2026 devant le siège du Conseil de la concurrence, afin de réaffirmer ce refus. Par ailleurs, cette correspondance traduit notre attachement à un dialogue institutionnel responsable, fondé sur la clarification des positions et le renforcement de la confiance entre les parties prenantes", ont-il précisé, dans un communiqué diffusé ce lundi 20 avril.
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