Société
Baccalauréat 2026: Plus de 31.000 correcteurs mobilisés et passage à la vitesse numérique
10/06/2026 - 11:13
Morad Karakhi | Khalil RouasLa correction des épreuves de la session ordinaire de l’examen national unifié du baccalauréat (juin 2026) se poursuit dans les différents centres des académies régionales du Maroc.
L’équipe de SNRTnews s’est rendue au centre de correction du lycée qualifiant El Bakillani à Casablanca pour s’enquérir du déroulement de cette opération et des mesures adoptées.
Selon les données obtenues par SNRTnews auprès du ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, 31.622 enseignantes et enseignants ont été mobilisés pour corriger les copies de 464.919 candidates et candidats au niveau national.
Dans ce contexte, Saida El Ouazi, directrice provinciale du ministère à Al Fida-Mers Sultan, a précisé que le centre de correction du lycée qualifiant El Baqlani supervise l’évaluation de trois matières : la philosophie, les sciences de la vie et de la Terre (SVT) et les mathématiques, avec la participation de 85 correctrices et correcteurs.
Elle a ajouté que les enseignants reçoivent les enveloppes contenant les copies des mains du secrétariat du centre, avant de procéder au comptage des feuilles et de vérifier leur conformité avec les données consignées dans les procès-verbaux. Une fois cette étape finalisée, chaque correcteur rejoint la salle dédiée à sa matière.
Dans une déclaration à SNRTnews, elle a souligné que le processus ne se limite pas à la correction, mais englobe également la phase de saisie des notes via un système numérique, garantissant ainsi rapidité et précision dans le traitement des résultats.
De son côté, Hassan Bouziani, chef du centre de correction au lycée qualifiant El Baqlani, a mis en avant que la correction s'articule autour de deux étapes fondamentales : la correction expérimentale (test), suivie de la correction effective. Il a expliqué qu'au terme de l'évaluation, les enseignants procèdent à l'intégration électronique des notes.
M. Bouziani a indiqué, pour SNRTnews, que l’adoption de la numérisation pour la saisie des notes a contribué à accélérer le rythme de travail et à réduire le temps nécessaire à l’accomplissement des différentes étapes de la correction.
Il a également précisé qu’en cas de détection de réponses suspectes présentant des similitudes ou des indices de fraude, les copies concernées sont soumises à une procédure spécifique. Elles sont alors transférées à une commission composée de plusieurs enseignants, sous la supervision d'un inspecteur et du chef de centre, afin de vérifier les faits et de prendre la décision appropriée conformément à la réglementation en vigueur.
Pour sa part, Khadija El Ghlimi, inspectrice de mathématiques et superviseuse de la correction au sein du centre, a affirmé que l'évaluation repose sur une approche collective garantissant l'harmonisation des critères entre tous les correcteurs. Elle a expliqué que si chaque enseignant évalue ses copies de manière individuelle, les différentes problématiques et les cas particuliers sont débattus collectivement au sein des commissions de matière.
Elle a conclu en indiquant que les copies pour lesquelles une note de zéro est proposée font l'objet d'un réexamen minutieux. Un correcteur ne peut prendre cette décision de façon unilatérale ; la copie est systématiquement soumise à une commission de trois ou quatre enseignants afin de valider les motifs de cette note, qu'il s'agisse d'une copie blanche ou de réponses hors sujet.
Articles en relations
Société
Société
Société
Société