Economie
COSUMAR investit dans le CO₂ alimentaire liquide et amorce un tournant industriel stratégique
06/04/2026 - 14:18
SNRTnews
Le groupe COSUMAR franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de diversification. Selon un communiqué, le Groupe lance à Casablanca un projet innovant de production de gaz carbonique alimentaire liquide (LCO₂), une activité encore inexistante à l’échelle nationale.
Ce projet structurant prévoit la mise en place d’une unité dédiée à la récupération, à la purification et à la transformation du CO₂ issu des procédés industriels. L’objectif est de produire un gaz carbonique liquide d’une pureté supérieure à 99,9 %, conforme aux standards internationaux de l’ISBT et de l’EIGA, deux références mondiales en matière de qualité et de sécurité pour les usages alimentaires et industriels sensibles.
Une valorisation industrielle à forte valeur ajoutée
Avec cette initiative, COSUMAR entend transformer un flux industriel existant en une ressource stratégique destinée à plusieurs secteurs, notamment l’agroalimentaire, la pharmacie, la cryogénie, l’agriculture ou encore le dessalement de l’eau de mer. Autant d’activités où le CO₂ liquide joue un rôle technique clé.
Selon la même source, cette nouvelle filière permettra ainsi de créer de la valeur tout en renforçant l’intégration industrielle du groupe.
Plus de 500 millions de dirhams investis
Le projet mobilisera à terme un investissement global de plus de 500 millions de dirhams. Il vise également à réduire la dépendance du Maroc aux importations de CO₂ liquide, actuellement entièrement assuré par l’étranger, contribuant ainsi à la souveraineté industrielle du Royaume.
Implantée au sein de la raffinerie de Casablanca, l’unité reposera sur une technologie de pointe déjà éprouvée. Sa mise en service est prévue pour fin 2026, avec une capacité initiale de production de 20.000 tonnes par an, précise le communiqué.
Un projet aligné avec les enjeux environnementaux
Au-delà de ses retombées économiques, le projet LCO₂ s’inscrit dans une logique de durabilité. La valorisation du dioxyde de carbone permettra d’optimiser les procédés industriels, d’améliorer l’efficacité énergétique du site et de réduire son empreinte carbone.
Le groupe souligne, dans son communiqué, avoir déjà réduit de 50 % ses émissions de CO₂ depuis 2016, dans le cadre de sa stratégie de modernisation industrielle.
Vers une extension à d’autres sites
La future unité de Casablanca constitue une première étape d’un programme plus large appelé à être déployé sur d’autres sites du groupe, afin de répondre à la demande croissante en CO₂ alimentaire.
À terme, COSUMAR ambitionne également de produire du LCO₂ biogénique vert, issu de la biomasse, grâce à ce projet développé en interne, renforçant ainsi le savoir-faire national dans la valorisation des sous-produits industriels, conclut le communiqué.
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