Economie
Culture des céréales: Une progression de plus de 48 % par rapport à la saison précédente
12/03/2026 - 19:36
Ouiam FarajLe ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a affirmé, jeudi 12 mars 2026, que les indicateurs préliminaires de l'actuelle campagne agricole témoignent d'une amélioration notable de plusieurs cultures de base, soutenue par les récentes précipitations et les mesures gouvernementales d'appui au secteur.
Lors du point de presse hebdomadaire à l’issue du Conseil de gouvernement, M. Baitas a précisé que la superficie semée en céréales, légumineuses et cultures fourragères a atteint environ 4,5 millions d'hectares. Sur ce total, 3,9 millions d'hectares sont consacrés aux trois principales céréales d'automne, marquant une progression de plus de 48 % par rapport à la saison précédente. Cette dynamique laisse présager une récolte très significative pour l'année en cours.
Concernant les cultures sucrières, le responsable gouvernemental a indiqué que, malgré les restrictions initiales sur l'eau d'irrigation, les efforts déployés ont permis d'atteindre une superficie de 44.000 hectares, soit une hausse de 21 % sur un an. Il a toutefois nuancé ce bilan en précisant qu'environ 11 000 hectares ont été impactés par les récentes inondations dans certaines régions.
Pour ce qui est des cultures maraîchères, près de 100.000 hectares de Cultures automnales ont été plantés au 15 décembre, bénéficiant des pluies récentes pour approvisionner le marché national. Pour ce qui est des cultures hivernales, la dynamique se poursuit avec l'emblavement de 57 000 hectares supplémentaires de légumes, afin de garantir la souveraineté alimentaire du marché intérieur.
S'agissant de l'arboriculture fruitière, le porte-parole a souligné une production importante pour les différentes variétés, ce qui devrait générer un impact positif sur l'emploi rural, notamment pour les opérations de récolte, de collecte et de conditionnement.
M. Baitas a également évoqué des conditions favorables à la reconstitution du cheptel national. Il a attribué cette tendance aux interventions de l'État — particulièrement le soutien à l'orge et les aides directes aux agriculteurs — ainsi qu'aux conditions climatiques propices à la restauration de l'équilibre dans la filière de l'élevage, secteur clé pour la main-d'œuvre agricole.
En conclusion, le ministre a estimé que la valeur ajoutée du secteur agricole est en passe de retrouver les niveaux enregistrés sous le Plan Maroc Vert, en attendant que les chiffres définitifs ne viennent confirmer l'ampleur de cette performance.
Articles en relations
Economie
Economie
Economie
Technologie