Politique
Doha: Le Maroc prend part à la 5e Conférence de l'ONU sur les pays les moins avancés
05/03/2023 - 16:45
MAP
Les travaux de la cinquième Conférence des Nations Unies sur les Pays les moins avancés (PMA) tenue sous le thème "Du potentiel à la prospérité", ont débuté, dimanche matin à Doha, au Qatar avec la participation du Maroc.
Le Maroc est représenté à cette Conférence par une délégation composée de l'Ambassadeur Représentant permanent du Royaume auprès de l'ONU, Omar Hilale, l'ambassadeur du Maroc au Qatar, Mohamed Sitri, du directeur de la Coopération multilatérale et des affaires économiques internationales au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Abdellah Ben Mellouk, ainsi que de représentants de l'Agence marocaine de coopération internationale (AMCI).
Reportée à deux reprises en raison de la pandémie de Covid-19, la Conférence procédera à une évaluation complète de la mise en œuvre du programme d'action d'Istanbul, prendra des mesures supplémentaires et de soutien au niveau international au profit des pays les moins avancés et approuvera le renouvellement du partenariat entre ces pays et leurs partenaires de développement pour surmonter les défis structurels et éliminer la pauvreté, atteindre les objectifs de développement convenus au niveau international et permettre aux pays concernés de sortir de la catégorie des pays les moins avancés.
Au cours de cette session, les dirigeants des pays participants devront convenir des plans de mise en œuvre du programme d'action de Doha pour les pays les moins avancés, qui est un engagement décennal pour renouveler et renforcer les partenariats entre ces pays et leurs homologues développés, ainsi que le secteur privé et la société civile.
L'évènement sera également marqué par plusieurs nouveaux partenariats et engagements concrets pour tenir la promesse du programme d'action de Doha, à la lumière notamment de la forte baisse des populations des pays les moins avancés et de l'inégalité croissante des niveaux de vie.
Dans son allocution à l'ouverture de la conférence, l'Emir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, a indiqué que la 5-ème session de la Conférence des pays les moins avancés se tient dans un contexte marqué par de graves défis résultant de nouveaux conflits internationaux, de la crise mondiale de la sécurité alimentaire, du phénomène des changements climatiques et de la continuité des effets de la pandémie de Covid-19.
Il a appelé à prendre en compte ces défis lors de la planification de l'avenir commun des peuples et des nations pour la prochaine décennie du groupe des pays les moins avancés, parce que "des millions de personnes dans ces pays souffrent encore de la pauvreté, de sous-alimentation, du manque de soins de santé et d'éducation".
"Il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'abord d'un problème structurel lié à l'absence de justice dans les relations entre les centres industriels avancés et les parties dans notre monde, mais c'est aussi une question de politiques rationnelles de développement économique dans les pays les moins avancés", a-t-il déclaré. "Certains d'entre eux ont réussi à sortir de la marginalisation grâce à leurs politiques de développement. Mais en tout cas, c'est notre cause, ensemble. C'est un enjeu mondial que les pays développés et leurs sociétés doivent tenir en compte", a-t-il poursuivi.
L'Emir du Qatar a souligné qu'il n'y a pas d'autre moyen pour construire un monde nouveau, plus sûr, plus juste et plus libre pour aujourd'hui et demain que la solidarité humanitaire internationale.
"A cet égard, la tenue de cette conférence représente un renouveau de notre solidarité et de l'unité de notre volonté pour faire face aux défis communs et trouver des solutions efficaces et durables", a-t-il ajouté.
Il a indiqué que dans le contexte des crises internationales urgentes et leurs graves répercussions sur les pays les moins avancés, la crise de la dette, qui a entravé le processus de croissance et de développement dans ces pays, s'est fortement manifestée, tout en saluant les efforts déployés par le G20, notamment le Sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement consacré au Covid-19 et organisé par l'Arabie saoudite, durant lequel des mesures ont été prises sous la présidence italienne concernant une suspension du service de la dette pour les pays les plus pauvres.
Il a affirmé que la question de la dette nécessite un traitement plus global visant la justice et le réalisme et rompant le cercle vicieux dans lequel les pays empruntent à des fins de développement telles que la construction d'infrastructures et autres, étant donné que le remboursement de la dette exacerbe la pauvreté et empêche la réalisation des projets de développement.
L'Emir du Qatar a, par la même occasion, annoncé une contribution financière d'un total de 60 millions de dollars, dont 10 millions de dollars seront alloués au soutien de la mise en œuvre des activités du programme d'action de Doha pour les pays les moins avancés, et 50 millions de dollars à l'appui des résultats escomptés dudit programme ainsi qu'au renforcement de la résilience des pays les moins avancés. Une cérémonie célébrant le cinquantième anniversaire des pays les moins avancés a eu lieu après la séance d'ouverture de la Conférence.
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