Politique
L’article 490 s'incruste dans la campagne électorale
21/02/2021 - 18:25
Imane Benichou
L’organisation indépendante et apolitique, "Hors-la-loi" a adressé, ce dimanche 21 février 2021, une lettre aux partis politiques marocains pour leur demander de prendre position par rapport à l’abrogation de l’article 490 du Code pénal.
"À l’approche des élections législatives, nous, Hors-la-loi, demandons aux partis politiques de prendre position sur l’article 490", a annoncé l’organisation apolitique "Hors-la-loi" dans un communiqué parvenu à SNRTnews.
Les membres de "Hors-la-loi" expliquent que devant l’ampleur qu’a pris la campagne #STOP490 que l’organisation a lancée le 3 février et à l’approche des élections législatives, "nous sommes souvent interrogé.e.s par les nombreux jeunes qui nous suivent et nous soutiennent : quels sont les partis politiques qui sont favorables à l’abrogation de l’article 490 ?".
La lettre envoyée aux partis politiques leur adressait les deux questions suivantes : "Votre parti est-il pour ou contre d’abrogation de l’article 490 du code pénal ? Si vous avez répondu « pour » à la précédente question, envisagez-vous inclure ce point dans votre programme électoral ?".
Contactée par SNRTnews, Karima Nadir, présidente de la coalition 490 et porte-parole des Hors-la-loi, souligne qu’ "au Maroc, nous avons des dynamiques sociales qui sont suffisamment matures pour définir et formuler leurs revendications et faire appel aux partis politiques, qui assurent le lien entre l'institution législative, exécutive et la société".
"Aujourd'hui, nous prenons au sérieux notre rôle de dynamique citoyenne et nous menons cette bataille avec une maturité suffisante. Nous offrons aux partis politiques la possibilité de jouer le rôle pour lequel ils sont choisis, car le débat doit résonner au parlement en tant que débat social", affirme Nadir.
"Hors-la-loi" précise par ailleurs, dans son communiqué, que les réponses, ou le cas échéant, l’indication de l’absence de réponse, seront publiées sur leurs pages dans un mois.
"L’encouragement de la participation citoyenne des jeunes est l’une des priorités de notre mouvement car nous sommes convaincus que par le vote, les choses peuvent changer. À cet effet, nous avons déjà réussi à convaincre un grand nombre d’entre eux à s’inscrire sur les listes électorales, et nous continuerons à le faire", conclut l’organisation.
Pour rappel, l'article 490 du Code pénal marocain punit « d'emprisonnement d'un mois à un an toutes personnes de sexe différent qui, n'étant pas unies par les liens du mariage, ont entre elles des relations sexuelles ».
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