Economie
La CGEM présente le bilan du mandat 2023-2026
15/04/2026 - 22:47
Meriem Khaer | Rafiq BouhmouchLors d’une conférence de presse organisée ce mercredi 15 avril à Casablanca, la CGEM a présenté le bilan du mandat 2023-2026, mettant en lumière trois années d’action, placées sous le signe de la continuité et de la transformation.
Lors de cette présentation, Chakib Alj, le président de la CGEM, a affirmé que le premier axe a porté sur l’amélioration du climat des affaires. La Confédération souligne sa contribution à plusieurs réformes structurantes, à commencer par la loi sur les délais de paiement, destinée à mieux encadrer les retards entre entreprises. Elle évoque également son implication dans la refonte du décret sur les marchés publics, avec des mesures favorables aux TPME, comme la réservation de 30% des marchés et l’introduction d’une préférence nationale. La CGEM met aussi en avant son rôle dans le dispositif dédié aux TPME au sein de la Charte de l’investissement, ainsi que ses actions pour simplifier les procédures administratives, fluidifier les démarches des investisseurs et instaurer un corridor avec l’Office des Changes pour accélérer le traitement des dossiers des entreprises.
Dans une déclaration à SNRTnews, le président de la CGEM a affirmé que durant le mandat 2023-2026, la CGEM a mis en avant des avancées concrètes au service de l’entreprise marocaine, avec une attention particulière portée aux TPE et PME. "Dans un contexte de transformation accélérée du Maroc, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, la CGEM affirme avoir pleinement assumé son rôle de force de proposition et d’acteur engagé pour l’amélioration du climat des affaires, le renforcement de la compétitivité et le soutien à l’emploi", poursuit-il.
Sur le volet fiscal et économique, l’organisation insiste sur sa mobilisation autour des lois de finances successives, la poursuite de la réforme de l’impôt sur les sociétés, ainsi que les propositions formulées pour soutenir la compétitivité des entreprises et la demande intérieure. Elle cite aussi le lancement du programme "PME Supply Chain", doté de 100 millions de dirhams sur cinq ans, afin d’accompagner la modernisation logistique des petites et moyennes entreprises.
Le capital humain constitue le deuxième pilier du mandat. La CGEM rappelle son implication dans les discussions autour de la loi organique sur le droit de grève, attendue depuis des décennies, ainsi que son plaidoyer pour un cadre équilibré entre continuité économique et droits sociaux. Elle évoque aussi la réforme de la formation professionnelle continue, jugée insuffisamment accessible aux entreprises, la création du Morocco Innovation Lab pour rapprocher entreprises, start-ups et recherche, ainsi que le lancement annuel de l’Académie sociale dédiée aux enjeux RH et au dialogue social. La modernisation du Code du travail figure également parmi les priorités défendues durant cette période.
Le troisième axe concerne l’inclusion et la gouvernance responsable. La Confédération met en avant le renforcement de son Label RSE, qui compte désormais 151 entreprises labellisées, sa reconnaissance internationale et la relance du club des entreprises engagées. Elle cite aussi la publication de nouveaux codes de bonnes pratiques de gouvernance, le lancement du Label PME Responsable et plusieurs initiatives en faveur de la diversité, notamment via la plateforme Morocco4Diversity et des actions pour l’insertion des personnes en situation de handicap.
Préparer l’économie de demain a constitué le quatrième grand chantier. La CGEM rappelle l’organisation de la Journée nationale de l’industrie, devenue un rendez-vous annuel du secteur, ainsi que le lancement du label Made in Morocco. Elle insiste aussi sur son engagement en faveur de la décarbonation des entreprises, avec des outils de mesure carbone et des actions de sensibilisation, tout en mettant en avant le soutien à l’écosystème start-up à travers "CGEM Tech for Founders" et sa participation à la stratégie Digital Morocco 2030. Sur le plan de l’innovation industrielle, elle souligne la mise en œuvre du programme Tatwir R&D, avec 160 projets retenus et plus de 311,4 millions de dirhams de prime publique mobilisés.
Au-delà des réformes internes, la CGEM revendique une diplomatie économique plus active. Plus de 25 missions économiques et forums d’affaires auraient été organisés sur des marchés jugés stratégiques, avec un renforcement des liens en Europe, en Afrique, dans le Golfe, en Asie et en Amérique latine. L’objectif affiché reste d’ouvrir de nouvelles opportunités commerciales et d’investissement pour les entreprises marocaines de toutes tailles.
La CGEM met en avant sa propre modernisation institutionnelle. Une réforme des statuts et du règlement intérieur a été adoptée en 2025 pour renforcer la gouvernance, élargir la représentation et clarifier les règles internes. En parallèle, le siège et les bureaux régionaux ont été rénovés, tandis qu’une transformation digitale a été engagée avec la refonte du site institutionnel et le lancement de la plateforme MYCGEM, conçue comme un espace centralisé de services, de networking et de gestion pour les membres.
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