Politique
Le RNI appelle à la création d’une police judiciaire spécialisée contre les violences faites aux femmes
10/12/2021 - 17:00
Imane Benichou
Le groupe parlementaire du Rassemblement national des indépendants (RNI) à la Chambre des représentants appelle, lors d'une journée d'étude, à la création d’une police judiciaire spécialisée dédiée aux cas de violences et pour la création d’un fonds pour verser une aide financière aux victimes.
Le groupe parlementaire du Rassemblement national des indépendants (RNI) à la Chambre des représentants a organisé, jeudi 9 décembre, une journée d'étude consacrée à l’examen de la loi n° 13.103 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes, trois ans après sa mise en place.
Cette journée d'étude s'inscrit dans le cadre des "16 Jours d'activisme" contre la violence basée sur le genre, qui se déroule du 25 novembre au 10 décembre 2021, sous le thème «Orangez le monde : mettre fin dès maintenant à la violence à l’égard des femmes!».
La ministre de la Solidarité, de l'insertion sociale et de la famille, Awatif Hayar, des parlementaires, juristes, universitaires et représentants de la société civile ont participé à cette rencontre pour souligner "l’engagement renouvelé et permanent" du Parlement en général, et des parlementaires du RNI en particulier, pour les questions des droits des femmes et la consolidation des acquis.
Les participants ont convenu de la nécessité de réviser la loi contre les violences faites aux femmes "d'une manière qui garantisse une protection efficace pour les femmes et les filles", et d’engager les ressources financières et humaines spécialisées, ainsi que les mécanismes de protection nécessaires. Il s’agit également d'inclure les dispositions relatives à la lutte contre la violence dans la législation en faveur de toutes les institutions aux niveaux national et territorial.
Ils ont appelé à la création d'une police judiciaire spécialisée dédiée aux cas de violence, et la création d'un fonds fiduciaire pour verser des aides et assistances financières aux victimes et survivantes, en particulier celles qui n'ont pas de revenus stables et qui sont dans une situation difficile.
Ils ont mis l’accent sur l’importance de la conformité du droit pénal, du code de la famille et d'autres lois à la constitution et aux conventions internationales, tout en assurant la mise en œuvre de la langue amazighe dans les tribunaux et les administrations.
Les membres Rnistes ont également appelé à la création de la commission de parité et à la création de refuges et centres de soutien psychologique et social, au niveau national, pour les femmes victimes de violence.
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