Art & Culture
Le rock et le métal dominent le troisième jour du Festival L’Boulevard
21/09/2025 - 16:31
Khawla Znaizini | Hamza BAMMOULe public du Festival L’Boulevard, à Casablanca, a vibré au son du rock et du métal lors de la troisième journée. Plusieurs groupes, marocains et étrangers, se sont succédés sur la scène du Stade du Racing, offrant une soirée à la fois enracinée dans l’expérience locale et ouverte sur l’international.
Parmi les moments forts figurait le retour du projet "Moroccan Tribute to Death". Lancé en 2017 à Casablanca pour rendre hommage au groupe américain Death, pionnier du death metal, ce projet avait immédiatement conquis les amateurs de métal au Maroc. Cette année, il revient dans une nouvelle formule, avec Achraf El Malouki à la guitare, Wassime Ahenjir au chant et à la guitare (du groupe Thrillogy), Mehdi Salman à la basse (du groupe Come We for War), et Samir Houawara à la batterie (ayant déjà collaboré avec Mean Street et Analgesia).
Pour Wassime Ahenjir, la participation à L’Boulevard garde une saveur particulière "Nous sommes liés au festival depuis nos débuts. C’est un espace qui développe la musique urbaine et la musique jeune, et nous le considérons comme notre maison artistique. Chaque édition nous permet de tester notre performance devant un public connaisseur, attentif aux moindres détails".
Il souligne également que, bien que le public du métal au Maroc soit plus restreint que pour d’autres genres, il se distingue par sa fidélité et sa passion "Les fans sont toujours présents à toutes les manifestations dédiées à ce style musical".
Samir Houawara est revenu, lui, sur la genèse du projet, rappelant que l’idée était de rendre hommage à Chuck Schuldiner, fondateur du groupe Death et considéré comme le "père" du Death Metal.
Au-delà de ce projet, L’Boulevard continue d’illustrer sa vocation : embrasser la diversité musicale et donner aux groupes émergents l’occasion de se produire dans un cadre professionnel. Une opportunité précieuse qui encourage innovation, créativité et prise de risque artistique.
La scène a également accueilli des performances remarquées, dont celle du groupe Pagan Ulver (fondé en 2020), qui mêle la lourdeur du métal à des thématiques inspirées des mythes et de la nature. Le public a aussi pu assister au concert de la formation française Gorod, pilier du métal technique depuis 25 ans, réputé pour sa capacité à se renouveler sans cesse.
La soirée s’est conclue avec le groupe suédois Katatonia, qui a offert une prestation entre gothic rock et rock progressif. Forts de plus de trois décennies de carrière, les musiciens ont confirmé leur statut de référence mondiale du métal moderne, après avoir évolué du "Death Doom" vers une identité musicale singulière et plurielle.
En marge des concerts, l’espace "Marché" continue d’attirer les festivaliers avec près de 40 stands consacrés aux projets culturels, à la production indépendante, au design graphique, à l’artisanat et aux objets recyclés. Véritable carrefour d’échanges, il constitue une plateforme de créativité et de rencontres entre artistes et jeunes passionnés.
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