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Sélectionneurs du Maroc au Mondial: De Vidinić à Ouahbi, une histoire de choix, de styles et d’ambitions
04/06/2026 - 16:19
MAP
Le Maroc s’apprête à disputer la Coupe du Monde 2026 avec de grandes ambitions sous la houlette de Mohamed Ouahbi, nommé quelques mois avant le tournoi.
Fort d’une approche fondée sur l’organisation tactique, la discipline collective et l’intelligence de jeu, Ouahbi, champion du monde avec les Lionceaux de l'Atlas, mise sur une équipe capable de rivaliser avec les meilleures nations du monde.
Son style se distingue par une grande capacité d’adaptation aux différentes configurations de match, un atout essentiel dans les compétitions de très haut niveau où les détails font souvent la différence.
Depuis sa première participation en phase finale de la Coupe du monde, le Maroc a vu se succéder plusieurs sélectionneurs aux profils variés, chacun apportant sa vision, sa méthode et son empreinte.
Cette diversité reflète les différentes étapes de construction des Lions de l’Atlas sur la scène internationale, entre apprentissage, affirmation et quête de performance.
L’aventure débute lors de la Coupe du Monde de 1970 au Mexique, sous la direction du Yougoslave Blagoje Vidinić. Pionnier de cette première participation, il pose les bases d’une sélection encore en phase de découverte du très haut niveau.
Malgré des résultats modestes, cette expérience constitue un socle fondateur pour le football marocain.
Seize ans plus tard, le Maroc franchit un cap historique lors de la Coupe du Monde 1986. Sous la houlette du Portugais José Faria, les Lions de l’Atlas réalisent un exploit majeur en atteignant les huitièmes de finale, une première pour une sélection africaine.
Faria impose une organisation tactique rigoureuse et un collectif discipliné, qui permettent au Maroc de rivaliser avec les grandes nations.
Le retour au Mondial lors de la Coupe du Monde 1994 se fait avec Abdellah Blinda, figure du football national.
Cette participation, bien que difficile sur le plan des résultats, illustre la volonté de s’appuyer sur des compétences locales pour diriger la sélection.
Quatre ans plus tard, à la Coupe du Monde de la 1998, le Français Henri Michel prend les rênes d’une équipe ambitieuse et talentueuse.
Son expérience internationale et sa connaissance du football africain permettent au Maroc de produire un jeu séduisant et de passer tout près d’une qualification au second tour, malgré une élimination jugée cruelle.
Après une longue absence, le Maroc retrouve la Coupe du Monde lors de l’édition 2018 en Russie, sous la conduite d’Hervé Renard.
Le technicien français redonne une identité forte à l’équipe nationale, basée sur la solidité défensive et la combativité.
Malgré des prestations convaincantes, les Lions quittent la compétition dès la phase de groupes, laissant, néanmoins, entrevoir un potentiel prometteur.
Ce potentiel s’exprime pleinement lors de la Coupe du Monde au Qatar.
Nommé quelques mois avant le tournoi, Walid Regragui réussit à fédérer un groupe autour d’un projet clair et ambitieux. Sous sa direction, le Maroc réalise un parcours historique en atteignant les demi-finales, devenant la première nation africaine et arabe à accéder à ce stade.
Son management moderne, alliant rigueur tactique et proximité avec les joueurs, marque un tournant dans l’histoire de la sélection.
À travers ces différentes expériences, le Maroc a alterné entre entraîneurs étrangers et nationaux, entre expertise internationale et connaissance du contexte local.
Cette complémentarité a permis de construire progressivement une identité compétitive, capable de s’adapter aux exigences du football mondial.
Aujourd’hui, l’histoire des sélectionneurs marocains en Coupe du monde apparaît comme un fil conducteur de l’évolution du football national.
De l’apprentissage des débuts à la consécration récente, chaque entraîneur a contribué, à sa manière, à écrire une page de cette aventure collective, faite de défis et d’exploits.
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