Economie
Supervision bancaire: le secteur bancaire marocain confirme sa résilience en 2025
21/07/2026 - 18:22
Khaoula Benhaddou
Bank Al-Maghrib a publié son Rapport annuel sur la supervision bancaire au titre de l'exercice 2025. Le document de plus de 200 pages dresse le bilan d'une année marquée par la bonne performance du secteur bancaire national, une nette progression de la rentabilité des établissements et la poursuite de plusieurs réformes structurantes, notamment en matière de résolution bancaire. Voici les détails
L'économie marocaine a évolué en 2025 dans un environnement international marqué par les tensions tarifaires américaines et la persistance des risques géopolitiques. Malgré ce contexte, la croissance nationale s'est établie à 4,9 %, soutenue par les investissements dans les infrastructures économiques et sociales, tandis que l'inflation est restée maîtrisée à 0,8 % en moyenne.
Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib a abaissé son taux directeur de 25 points de base en mars 2025, à 2,25 %, niveau maintenu jusqu'à la fin de l'année.
Le secteur bancaire a pleinement bénéficié de cette conjoncture favorable. Le total du bilan des banques a progressé de 6,8 %, représentant désormais l'équivalent de 119 % du PIB. Le crédit bancaire a augmenté de 6,5 %, atteignant 1.238 milliards de dirhams.
Cette progression est principalement portée par les crédits accordés aux entreprises, notamment les crédits à l'équipement, en hausse de 23 % pour atteindre 349 milliards de dirhams. Les crédits à la consommation ont progressé de 3,8 %, tandis que les crédits immobiliers ont augmenté de 1,5 %. À l'inverse, les crédits de trésorerie ont reculé de 2 %.
Parallèlement, les dépôts de la clientèle ont atteint 1.372 milliards de dirhams, en hausse de 7,6 % sur un an.
Des bénéfices en forte progression
Les indicateurs financiers témoignent d'une année particulièrement favorable pour les établissements bancaires. Le produit net bancaire est passé de 68 à 74 milliards de dirhams entre 2024 et 2025, tandis que le résultat net cumulé des banques conventionnelles est passé de 15,7 à 19,2 milliards de dirhams, soit une progression d'environ 22 %.
Cette amélioration s'est traduite par une hausse de la rentabilité des capitaux propres (ROE), qui est passée de 9,5 % à 11,1 %, alors que la rentabilité des actifs (ROA) s'est établie à 1 %. Le coefficient d'exploitation s'est également amélioré, passant de 42,1 % à 40,6 %.
À l'échelle des onze principaux groupes bancaires, le total du bilan consolidé a atteint 2.597 milliards de dirhams, pour un résultat net part du groupe de 24,7 milliards de dirhams, contre 21,3 milliards une année auparavant.
La finance participative poursuit également son développement. Le total du bilan des banques et fenêtres participatives est passé de 38,9 à 48,6 milliards de dirhams. Leur résultat net a doublé pour atteindre 200 millions de dirhams, confirmant une rentabilité positive pour la troisième année consécutive, même si le taux de créances en souffrance est passé de 1,2 % à 1,5 %.
Les créances en souffrance reculent
Le rapport met également en évidence une légère amélioration de la qualité du portefeuille de crédits. Le taux des créances en souffrance est revenu à 8,3 % sur base sociale, contre 8,4 % en 2024, et à 8,8 % sur base consolidée. Le taux de couverture de ces créances par les provisions demeure élevé, à 68 %, traduisant le maintien d'une gestion prudente des risques.
nue de démontrer sa résilience, soutenu par une situation financière solide, une rentabilité en amélioration, une digitalisation accélérée et un cadre réglementaire en constante évolution pour accompagner le financement de l'économie nationale.
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