Politique
Motion de censure : le PJD déplore un manque de coordination dans l’opposition
23/05/2025 - 11:06
Youness Oubaali | Mohammed Fizazi
Le Parti de la justice et du développement (PJD) a tenu une conférence de presse jeudi 22 mai 2025, afin de clarifier sa position sur le retrait du projet de motion de censure initialement envisagé par l’opposition à la Chambre des représentants
Selon Abdellah Bouanou, président du groupe parlementaire du PJD, la direction du parti avait donné son accord de principe à la motion le 29 avril dernier, une décision entérinée le 3 mai par le secrétariat général. Le lendemain, les partis de l’opposition se sont réunis à Salé pour organiser leur démarche, avec un engagement ferme du groupe socialiste, à l’origine de la proposition.
Les partis d’opposition s’étaient accordés sur la révision de la première version du texte rédigée par le groupe socialiste, avant de commencer à recueillir les signatures et à déposer officiellement la motion devant le bureau de la Chambre. Une conférence de presse était également prévue pour accompagner cette initiative.
Cependant, un désaccord est survenu sur la question de la présentation de la motion. Le groupe parlementaire du PJD avait proposé qu’Abdellah Bouanou, en sa qualité de coordinateur de l’opposition, en assure la lecture. Une proposition rejetée par le groupe socialiste, qui a revendiqué ce droit en tant que formation disposant du plus grand nombre de députés.
Ce désaccord a suscité diverses propositions de compromis : présentation conjointe, tirage au sort, ou encore intervention du seul groupe socialiste lors de la conférence de presse. Aucune de ces options n’a été retenue, selon Bouanou, ce qui a conduit à une impasse persistante.
Malgré une tentative de relance du processus le 18 mai, avec un accord sur une déclaration commune précisant les rôles de chaque groupe, le groupe socialiste de l’opposition fédérée a annoncé son retrait de l’initiative. Cette décision, qualifiée d’inattendue par Bouanou, a suscité une vive déception parmi les autres composantes de l’opposition.
Dans un communiqué antérieur, le groupe socialiste avait justifié son retrait par "l’absence de volonté politique et de sérieux de certaines composantes de l’opposition, ainsi que la dérive du débat vers des considérations de forme et des calculs étroits". Il y évoquait également les difficultés rencontrées dans la coordination depuis le retrait d’un autre groupe en avril 2024, et l'absence d'engagement concret lors de la tentative de relance en avril 2025.
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