Société
Ramadan: le contraste d’un mois pas comme les autres
25/02/2026 - 10:45
Malak Zougagh
Entre tensions, faim et soif le jour et une fin de soirée aux notes légères et différentes, le ramadan impose un rythme particulier qui offre au Marocain un cycle des plus singuliers.
Bien que le mois sacré de Ramadan soit une période de recueillement et de spiritualité, il ne manque pas de poser des défis au corps humains qui ne sont pas sans répercussions. La faim par exemple impacte l’humeur des individus. Suite aux risques accrus d’hypoglycémie, ou manque de sucre dans le sang, et de déshydratation, la fatigue s’installe.
La charge de travail engendre à son tour de l’épuisement, sans manquer de mentionner les embouteillages pendant les heures de pointes ou encore les longues queues à la boulangerie; tout le monde est pressé de rentrer chez soi. Tous ces facteurs réunis, causent une frustration notable sur les interactions de tous les jours, montant en tension.
"Cette irritabilité, s’explique dans un premier lieu par l’épuisement de la réserve principale du corps, qu’est le sucre. Le corps par la suite synthétise l’énergie à travers les acides gras et les protéines. Ce mécanisme fait intervenir les hormones communément appelées cortisol et adrénaline, rendant l’individu plus irritable et plus sensible", explique Hamza Messaoudi, médecin interne au CHU Ibn Sina.
Il ajoute que "le sevrage, en caféine, théine ou nicotine, est un facteur de cette gêne… c’est ce qui fait toute la difficulté du jeûne, mais lorsqu’on comprend comment ça se produit, on est plus indulgent, compréhensif et on arrive à éviter les conflits."
"Pour faire simple ce que les Marocains appellent dialectalement ‘tremdina’ n’est autre qu’une conséquence de l’épuisement d’énergie.", conclut-il.
Mais la journée ne bat pas à un seul rythme. Puisque la rupture du jeûne est également un renouement avec la bonne humeur. Le soir alors s’annonce avec les refrains de la musique andalouse. Les familles marocaines préférant partager une soirée d’animosité musicale, se rendent à des festivités ramadanesques et se font plaisir en chœur.
D’autres se détendent autrement, en organisant des sorties au cinéma ou même en restaurant pour savourer les petits plaisirs sucrés, comme récompense d’une journée chargée d’émotions. Le sport ne manque pas à cette occasion! Puisqu’une large catégorie de personnes optent à se dégourdir les jambes ou à s’engager pour une séance en salle de sport.
Entre un début de journée des fois limites et une soirée détendue, le mois sacré de Ramadan témoigne d’un grand contraste en vingt-quatre heures. Une tendance à lui unique, accueillie chaleureusement par les Marocains.
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