Monde
Un très prometteur vaccin contre la récidive du cancer pourrait voir le jour d’ici 2026
25/11/2021 - 07:00
Ryan Potier
Un an après la première administration en Europe d’un vaccin thérapeutique individualisé contre le cancer, l’entreprise de biotechnologie française "Transgene" a communiqué ce mardi 23 novembre des premiers résultats positifs et encourageants.
Le vaccin individualisé TG4050 avait été administré pour la première fois au mois de janvier 2021, à l'Institut universitaire du cancer de Toulouse Oncopole, dans le cadre d'un essai clinique mené en partenariat avec l'Institut Curie pour la France, l'université de Liverpool pour le Royaume-Uni et la Mayo Clinic aux Etats-Unis.
La technologie sur laquelle se base ce nouveau vaccin potentiellement révolutionnaire est basée sur l’immunothérapie ciblée. En effet, le traitement met à disposition du système immunitaire un outil de reconnaissance des néoantigènes (les mutations génétiques situées à la surface des cellules cancéreuses, uniques à chaque cancer et à chaque patient) afin de déclencher une réaction immunitaire et ainsi empêcher une reprise du cancer. L’une des particularités de ce vaccin est qu’il est entièrement personnalisé au profil du patient.
En trois mois, ce sont des milliards de données qui sont traitées par un système d’intelligence artificielle pour produire un traitement spécifiquement établi pour le système immunitaire du patient en ciblant jusqu’à 30 néoantigènes. Durant ce laps de temps de trois mois nécessaires à la fabrication du vaccin, le patient reçoit son traitement «classique» et la première injection du vaccin n’intervient qu’après le traitement initial.
Depuis son lancement en janvier, ce programme a inclus dans le monde une cinquantaine de patients atteints de cancer ORL, 32 d’entre eux à l'Institut universitaire du cancer de Toulouse-Oncopole. Il s'est aussi élargi à des patientes touchées par un cancer de l'ovaire et pour lesquelles le recrutement a débuté à Toulouse également.
Pour l’instant toujours en phase I d’études cliniques, il faudra patienter encore quelques années pour avoir des résultats plus précis, notamment concernant la durabilité de la stimulation immunitaire du vaccin.
Articles en relations
Société
Société
Société
Société