Société
Variole du singe: le ministère de la Santé annonce son plan national de surveillance et de riposte
21/05/2022 - 21:30
SNRTnews
Le ministère de la Santé et de la protection sociale a annoncé la mise en place d'un plan national de surveillance et de riposte contre la "variole du singe", qui se propage dans plusieurs pays européens et de l'Amérique du Nord.
La Variole du singe, maladie endémique apparue et disparue il y a plusieurs années en Afrique de l’Ouest, a refait surface depuis quelques jours dans une dizaine de pays. Alors que plusieurs épidémiologistes ont tenu un discours rassurant excluant la possibilité de découvrir cette maladie sur le territoire national, le ministère de la Santé et de la protection sociale préfère se préparer à toutes les éventualités.
Le département dirigé par Khalid Aït Taleb a diffusé, auprès de ses différents responsables, un plan national de surveillance et de riposte contre la maladie. "Toute personne présentant une éruption cutanée, vésiculeuse ou vésiculo-pustuleuse, avec fièvre au-dessus de 38 degrés sera considérée comme cas suspect", lit-on dans le document.
Les personnes ayant eu un contact avec un cas confirmé dans les 21 jours précédant l'apparition des symptômes, ou tout cas suspect ayant effectué, dans les 21 jours précédant l'apparition des symptômes, un voyage dans un pays où la maladie est endémique ou un pays ayant enregistré une chaîne de transmission depuis début mai 2022 (actuellement les pays d'Afrique centrale et de l’Ouest, d’Europe et d’Amérique du Nord), ou tout cas suspect avec atteinte des paumes des mains et/ou des plantes des pieds, ou encore avec présence d’adénopathies seront considérés comme des cas probables, souligne-t-on dans le document.
Les cas confirmés pour leur part sont ceux chez qui l’infection par la variole du singe a été confirmée par technique moléculaire au laboratoire.
Le document ajoute que tout cas suspect ou probable doit être immédiatement déclaré à l’autorité sanitaire provinciale/préfectorale dont relève la structure sanitaire (publique ou privée) où le médecin a évoqué le diagnostic.
"La Délégation provinciale/préfectorale du ministère de la Santé et de la protection sociale coordonne, en urgence, avec le service régional de la Santé la vérification de la définition de cas et procède à l’investigation épidémiologique dès que le cas est classé comme cas probable", ajoute-t-on.
Le plan du ministère prévoir que toute personne présentant des signes cliniques compatibles avec un cas suspect doit bénéficier d’une consultation médicale avec un interrogatoire et un examen clinique poussée pour le reclasser éventuellement comme cas probable.
Pour leur part, les personnes présentant des signes cliniques compatibles avec un cas suspect, même s’il n’est pas classé probable ou même si une forte suspicion de la varicelle ou autres fièvres éruptives est retenue doit s’auto-isoler à domicile pendant deux semaines, avec respect rigoureux des mesures d’hygiène. Un traitement symptomatique doit être prescrit par le médecin traitant et, si l’hospitalisation est indiquée, elle doit se faire en isolement dans une salle dédiée.
Le ministère précise que toute personne présentant des signes cliniques compatibles avec un cas probable doit bénéficier d’un prélèvement pour PCR. Tous les cas probables et confirmés doivent être systématiquement hospitalisés en isolement dans une salle dédiée, pour une durée de 3 semaines à partir de leur date de début des signes. Un traitement symptomatique selon le tableau clinique doit être administré par l’équipe de prise en charge qui doit appliquer les précautions standard de contrôle des infections.
Une éviction scolaire pour les élèves/étudiants et un arrêt de travail pour les fonctionnaires/employés/salariés doivent être prescrits par le médecin traitant pour une durée de 14 jours. La reprise ne peut être effectuée qu’après certificat de guérison, conclut-on.
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