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Vice-président de la BM: Le Maroc, sous la conduite de SM le Roi, est engagé dans une transformation structurelle marquée par une constance remarquable
24/07/2026 - 12:19
MAP
Le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est engagé dans une transformation structurelle marquée par une constance remarquable, a affirmé le vice-président de la Banque Mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), Afghanistan et Pakistan, M. Ousmane Dione.
Cette transformation est ponctuée par une ouverture économique, une diversification productive, des stratégies sectorielles cohérentes (énergie, industrie automobile et aéronautique, logistique portuaire) et des investissements d'envergure dans les infrastructures, a relevé M. Dione dans une interview accordée à la MAP à l’occasion de la célébration de la glorieuse Fête du Trône.
Cette dynamique stratégique a permis au Royaume de s'imposer comme une plateforme d'investissement régionale et un partenaire incontournable pour l'Afrique et l'Europe, a-t-il fait valoir, soulignant que les résultats enregistrés, sur le plan social, confirment également cette transformation d’envergure.
Selon lui, le modèle marocain se distingue aujourd'hui par la lucidité avec laquelle le Royaume a identifié les défis à relever dans le cadre de cette trajectoire ascendante.
M. Dione a fait remarquer que le Nouveau Modèle de Développement constitue à cet égard un exercice remarquable d'introspection stratégique, fixant des ambitions à l'horizon 2035 (doublement du PIB par habitant, 45% de participation féminine au marché du travail, formalisation de 80% de l'emploi,…) et identifiant avec précision les leviers nécessaires du développement (capital humain, inclusion territoriale, dynamisme du secteur privé et gouvernance).
S’agissant du climat des affaires et de la dynamique productive, le vice-président de la BM a relevé que le Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi, a engagé des réformes structurelles ambitieuses, qu'il s'agisse de la réforme des établissements et entreprises publics, de la modernisation des règles de la concurrence ou de l'ouverture progressive de secteurs longtemps dominés par l'Etat, notant que la résilience macroéconomique du Maroc est "réelle et reconnue", mais demeure exposée, à l’instar des autres pays, à "la volatilité climatique et aux chocs externes".
Par ailleurs, il a indiqué que la position géographique et géostratégique du Maroc, à la croisée de l'Afrique, de l'Europe et du Moyen-Orient, est un atout que le Royaume a su transformer en un avantage économique concret, à travers des investissements soutenus dans la logistique portuaire, les infrastructures de transport et les corridors énergétiques.
Cette dynamique s'inscrit pleinement dans la vision du Groupe de la Banque mondiale pour la région, privilégiant une approche fondée sur l'intégration économique, la connectivité régionale et le renforcement des chaînes de valeur transrégionales, a expliqué M. Dione.
Pour la Banque mondiale, le Maroc illustre la manière dont un pays peut se positionner comme point d'ancrage des flux commerciaux, financiers et énergétiques entre plusieurs régions, notamment à travers le développement du port de Tanger Med, ou encore celui de Nador West, l'essor de filières industrielles compétitives comme l'automobile et l'aéronautique, et des initiatives de coopération Sud-Sud avec les pays d'Afrique de l'Ouest.
"Ces dynamiques s'alignent directement avec notre priorité stratégique de renforcer l'intégration régionale et de mobiliser le secteur privé pour la création d'emplois, tant au niveau national qu'au niveau régional", a conclu M. Dione.
Propos recueillis par Malika Mojahid
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