Economie
ASFIM 2025 à Rabat: Le président de l’AMMC présente le nouveau cadre des OPCVM et des ETF
15/11/2025 - 12:21
SNRTnews
Le président de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), Tarik Senhaji a salué la promulgation de la loi 03.25, qui instaure un nouveau cadre régissant les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), qualifiant cette réforme de tournant majeur pour l’industrie marocaine de la gestion d’actifs et pour le marché des capitaux marocain.
Dans une allocution lors de la conférence annuelle de l’Association des sociétés de gestion et fonds d’investissement marocains (ASFIM), tenue le 13 novembre 2025 à Rabat, M. Senhaji est revenu sur l’évolution du secteur depuis la première réforme de 1993, il a rappelé que les premiers OPCVM marocains ont été lancés en 1995 par cinq banques. Leur développement s’est accéléré à la fin des années 1990, franchissant le seuil des 100 milliards de dirhams d’actifs en 2006.
Aujourd’hui, la dynamique se confirme avec 790 milliards de dirhams d’actifs sous gestion à fin octobre 2025, témoignant de la montée en puissance de la gestion d’actifs au Maroc, a-t-il souligné. Et d'ajouter que selon l’AMMC, les OPCVM constituent un pilier du financement direct de l’économie. À fin septembre 2025, ils détenaient près de 40 % des encours de bons du Trésor. Leur contribution est également déterminante dans les infrastructures publiques et privées : 28 % de l’encours obligataire des autoroutes et du rail, 47 % dans les ports, 69 % dans le transport aérien, 80 % dans l’eau et l’électricité, et jusqu’à 88 % dans les télécommunications.
Sur le marché boursier, ils détiennent 43 % de la capitalisation flottante et génèrent 37 % des volumes du marché central. Le nouveau cadre légal ouvre la voie à des catégories inédites de produits, notamment les fonds indiciels cotés (ETF) et les OPCVM participatifs. Il introduit aussi les OPCVM à règles de fonctionnement allégées, les fonds libellés en devises, et élargit l’univers d’investissement aux OPCI ainsi qu’aux instruments dérivés. L’objectif est d’élargir l’accès au marché des capitaux, alors que les investisseurs particuliers représentent encore 8,2 % des encours gérés, malgré une multiplication par quatre de leur activité boursière ces dernières années.
Cette réforme implique de nouvelles exigences pour les sociétés de gestion, appelées à renforcer leurs moyens, améliorer le suivi des risques et se conformer aux standards de protection des investisseurs. Transparence, équité et primauté de l’intérêt des épargnants demeurent, selon l’AMMC, les principes directeurs de l’action du régulateur. Inscrivant ces avancées dans la vision stratégique du Royaume, guidée par les orientations royales en matière d’investissement productif et de développement durable, Tarik Senhaji a rappelé la contribution essentielle de la gestion d’actifs au financement de projets structurants et à l’essor économique national.
Il a appelé à consolider ce rôle en faveur du financement de la transition énergétique, de la digitalisation, du renforcement de la place financière marocaine et de l’inclusion financière. Clôturant son allocution, le président de l’AMMC a réaffirmé l’ambition partagée de faire du marché des capitaux un instrument de souveraineté, de développement inclusif et de prospérité durable pour les générations futures.
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