Monde
Attaque en France : radicalisation "peu contestable" de l’assaillant
25/04/2021 - 11:37
SNRTnews | AFP
Le ressortissant tunisien de 36 ans qui a tué à coups de couteau vendredi une agente du commissariat de Rambouillet, dont la radicalisation "paraît peu contestable", présentait également "certains troubles de personnalité", a déclaré dimanche le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard.
"Si la radicalisation de l’agresseur paraît peu contestable, la présence de certains troubles de personnalité a pu aussi être observée", a déclaré lors d’une conférence de presse Jean-François Ricard, faisant le point sur les investigations, deux jours seulement après l’attaque perpétrée par Jamel Gorchene.
"À ce titre, son père a souligné que son fils avait adopté une pratique rigoureuse de l’islam. D’un autre côté, il a également mentionné des troubles de comportement qu’il avait pu remarquer chez son fils en début d’année", a rapporté le magistrat.
Attaque à Rambouillet : cinq personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête, rapporte Jean-François Ricard, le procureur du Parquet national antiterroriste
— franceinfo (@franceinfo) April 25, 2021
Suivez le live ⤵https://t.co/wxTyBcEIU1 pic.twitter.com/lsRp8UxSaf
Jamel Gorchene avait "sollicité une consultation psychiatrique" au centre hospitalier de Rambouillet le 19 février, puis avait eu un nouveau rendez-vous le 23 février. Cependant "il semble que son état n’a nécessité ni hospitalisation, ni traitement", a dit Ricard.
Ricard a part ailleurs annoncé qu’une cinquième personne, un cousin de l’assaillant, avait été placée en garde à vue dimanche, en plus de son père qui résidait avec lui à Rambouillet (Yvelines), d’un autre cousin et d’un couple de personnes l’ayant aidé à se faire domicilier administrativement dans le Val-de-Marne.
Des chants religieux
L’attaque de l’agente administrative a été perpétrée dans le sas de sécurité où l’assaillant s’est engouffré derrière elle, après avoir fait des repérages et des allées et venues devant le commissariat, dont témoignent les images de vidéosurveillance.
Pendant l’attaque, il a crié "Allah Akbar" selon des témoins, et porté à la victime "deux coups de couteau, l’un à l’abdomen et l’autre à la gorge", avant d’être tué sur place par deux tirs "de riposte" d’un policier, a précisé le procureur.
Une "rapide exploitation" de son téléphone portable retrouvé sur place a révélé que "l’agresseur avait immédiatement avant de passer à l’acte consulté des vidéos de chants religieux glorifiant le martyr et le jihad", a ajouté Ricard. Ont également été saisis "un Coran" dans le scooter qu’il avait garé à proximité et "un tapis de prière" dans son sac.
Le parquet national antiterroriste avait ouvert dès vendredi une enquête en flagrance pour "assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste".
Articles en relations
Monde
Monde
Politique