Politique
Bensaid: La décentralisation des salons du livre et le "Label Maroc" au cœur de la stratégie culturelle
04/05/2026 - 19:26
Malak ZougaghLe ministre de la Culture, de la Jeunesse et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, est intervenu lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, tenue ce lundi 4 avril 2026, pour revenir sur l’organisation du Salon international de l’édition et du livre.
Au cours de cette séance, le député parlementaire Abdelouahed Chafaqui, député du Conseil du District de Ménara, a soulevé la question du déplacement du salon de Casablanca vers Rabat, où il se tient désormais.
En réponse, le ministre a expliqué que cette décision s’inscrit dans une logique d’ouverture ayant permis la mise en place de deux salons internationaux du livre au Maroc.
Il a précisé que Rabat accueille désormais le Salon international de l’édition et du livre, tandis que Casablanca abrite le Salon International du Livre enfant et jeunesse, justifiant ce choix par la forte concentration d’enfants dans la métropole économique.
S’agissant de l’édition actuelle, le ministre a indiqué qu’elle célèbre "Ibn Battouta", présenté comme un symbole de la culture marocaine ayant parcouru différentes villes à travers le monde et contribué à faire découvrir d’autres cultures.
Le salon enregistre la participation de 891 participants, directs et indirects. Il rassemble 130.000 titres et plus de 3 millions d’exemplaires exposés.
Par ailleurs, des activités culturelles sont programmées durant les dix jours de l’événement, qui connaît une forte affluence, avec une participation importante de visiteurs venus de différentes régions du Royaume.
Une politique culturelle axée sur la protection et la valorisation
Dans son intervention, Mohamed Mehdi Bensaid a également présenté les orientations du ministère, axées sur la protection du patrimoine matériel et immatériel, à travers des dispositifs juridiques et des mécanismes de reconnaissance à l’échelle nationale et internationale.
Il a évoqué la mise en place de nouveaux outils de communication, ainsi que des partenariats avec les écoles régionales pour valoriser les villes antiques et les monuments historiques.
Le ministre a, en outre, annoncé le lancement du “Label Maroc” dans le secteur culturel, dans le cadre d’un travail commun entre plusieurs secteurs.
L’industrie culturelle comme levier d’emploi
S’appuyant sur le dernier rapport de la Banque mondiale, le ministre a fait état de la création de plus de 120.000 emplois grâce au développement de l’industrie culturelle.
Il a souligné que ce secteur peut constituer une alternative face aux problématiques de l’emploi, tout en insistant sur la nécessité de mettre en place des formations adaptées aux exigences du marché international.
Le ministre a également mis en avant le rôle essentiel de l’environnement culturel marocain, riche en monuments et sites historiques, comme pilier de cette dynamique.
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