Sport
Cinq questions au sélectionneur national de futsal féminin, Adil Sayeh
02/05/2025 - 11:39
MAP
Sacré champion d'Afrique avec la sélection marocaine féminine de futsal, le coach marocain, Adil Sayeh, revient, dans un entretien accordé à la MAP, sur cette performance historique.
Il aborde également ses ambitions pour la Coupe du Monde que les Lionnes de l'Atlas vont disputer aux Philippines du 21 novembre au 7 décembre 2025.
Vous êtes champions de la première Coupe d’Afrique des Nations féminine de futsal, organisée au Maroc. Quel est votre ressenti ?
Un sentiment de fierté. Nous avons réussi à remporter la première CAN féminine de futsal. Ce sacre, au Maroc et devant notre public, était si particulier.
C’est le fruit d’un travail de longue haleine.
Je tiens, dans ce sens, à mettre en avant l’appui et l’accompagnement de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), qui a mis à notre disposition tous les moyens pour atteindre le niveau requis pour ce type de compétition.
La confiance accordée par la FRMF aux cadres nationaux et la mise à leur disposition de tous ces moyens constituent un facteur clé de la réussite actuelle de nos sélections.
Avant le début de cette CAN, croyiez-vous au sacre final ?
Nous avons disputé cette CAN avec réalisme et confiance. Nous avons respecté chaque adversaire que nous avons rencontré. La CAN féminine de futsal reste le nouveau-né des compétitions africaines. Nous nous sommes parfaitement préparés pour être prêts le jour J. Nous avons affronté en amical de gros calibres mondiaux.
Les joueuses de l’équipe nationale de futsal sont issues du football à Onze. Comment avez-vous choisi vos 14 Lionnes de l’Atlas ?
J’ai opté pour des joueuses techniciennes et physiquement capables de s’adapter avec le rythme élevé et rapide du futsal. Le niveau de concentration (continue) et le mental faisaient également partie des critères sur lesquels je me suis basé pour faire le choix final.
Nous avons constaté les résultats de ces choix, en l'occurrence, en finale. Les joueuses ont réussi à rester concentrées durant tout le match et ont fini par renverser une équipe tanzanienne "féroce".
Cependant, beaucoup de joueuses méritent leur place au sein de l’équipe nationale, mais j’avais des choix à faire. Aujourd’hui, les 14 joueuses que j’ai choisies sont championnes d’Afrique.
Les prestations de haut niveau de la sélection masculine de futsal sont-elles une source de motivation ou une pression ?
C’est notre grande source de motivation mais également d’inspiration. C’est un modèle et un exemple. Le style de jeu de l’équipe féminine est, plus ou moins, similaire à celui des Lions de l’Atlas. C’est une philosophie que nous avons essayée puis réussi à transmettre aux joueuses.
Je tiens aussi à mettre en avant les accomplissements de tous les cadres marocains qui ont donné aux sélections nationales un nouveau souffle. Je cite notamment Walid Regragui, Tarik Sektioui, Hicham Dguig, Nabil Baha et Issame Charaï.
Par ailleurs, le rôle de l'Académie Mohammed VI de football reste crucial. En plus de former et perfectionner les talents, elle permet à nos équipes nationales de se préparer dans les meilleures conditions possibles.
Quelles sont vos ambitions pour le Mondial aux Philippines ?
Le football marocain se porte bien et les sélections nationales ont désormais une conviction commune: Participer pour briller. Nous n’allons pas faire le voyage aux Philippines juste pour "participer" à la Coupe du monde.
Nous savons que les choses ne seront pas faciles contre des équipes bien rodées en futsal. Nous allons mettre en place, avec le soutien de la FRMF, un programme bien élaboré et disputer des matchs amicaux contre de grandes équipes. Nous allons défendre, comme il faut, les couleurs nationales et hisser haut le drapeau du Maroc.
Propos recueillis par Anouar AFAJDAR
Articles en relations
Sport
Activités royales
Sport
Sport