Société
Cohabitation avec la Covid-19: qu'est ce qui pourrait changer?
12/02/2022 - 09:30
Lina Ibriz
Le Maroc, à l’instar de nombreux pays du monde, se prépare à la phase cohabitation avec le virus. Néanmoins, pour atteindre cette phase où la Covid-19 pourrait éventuellement être considérée comme étant une "grippe saisonnière", le pays doit encore parcourir un long trajet.
Plus qu’un souhait, un retour à la vie normale est un besoin sociétal et une nécessité économique. Un retour à la vie normale, tout de même, nécessite un stratagème bien ficelé et la réunion de certaines conditions, dont la plus importante est un taux de couverture vaccinale suffisant.
Contacté par SNRTnews, Said Moutawakil, membre du Comité technique et scientifique de gestion de la pandémie, affirme que les concertations sont en cours pour sortir avec une feuille de route pour la prochaine phase de cohabitation avec la Covid-19. Ainsi, plusieurs propositions et modèles sont examinés par les autorités sanitaires et les experts et scientifiques pour définir les étapes par lesquelles passera cette transition et la forme que prendra cette cohabitation.
Dans ce cadre, la commission interministérielle et celle scientifique examinent la possibilité de redéfinir les cibles de vaccination, la question étant s’il faudrait continuer à vacciner l’ensemble de la population ou si la vaccination devrait se limiter aux catégories à risque, indique Moutawakil. Par ailleurs, la prochaine étape pourrait connaître un abandon de l’obligation du port du masque dans les endroits publics et de la distanciation physique, ajoute-t-il.
Cependant, si la fin de la vague d’Omicron est prévue pour fin février, et un retour progressif à la vie normale est espéré à compter du mois de mars, une cohabitation avec le virus est tributaire du taux de vaccination, affirme Said Moutawakil. En effet, tous les pays qui se dirigent vers l’allégement, voire l’abandon des restrictions sanitaires ont atteint un taux de vaccination voisinant les 90%, affirme le professeur.
Au Maroc, le taux de vaccination s’approche des 70%. Ainsi, le passage progressif à la phase de cohabitation avec le virus ne pourra s’accomplir que dans quelques mois, ajoute Moutawakil. Pour atteindre ce stade, des efforts collectifs et individuels sont encore à fournir en matière de vaccination, réitère-t-il.
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