Politique
Dialogue social présidé par Akhannouch: les syndicats réclament des augmentations de salaires et de pensions de retraite
17/04/2026 - 21:29
Youness Oubaali
La demande d'une augmentation directe des salaires a été imposée au cadre du cycle de dialogue social qui s'est tenu aujourd'hui, vendredi 17 avril 2026, où les syndicats ont unanimement convenu de la nécessité d'approuver des augmentations immédiates et générales des salaires et des pensions pour protéger le pouvoir d'achat, en échange de signaux gouvernementaux qui tendent à adopter des approches alternatives, notamment en examinant l'impôt sur le revenu.
Cette séquence a été présidée par le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, en présence de Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, Younes Sekkouri, ministre de l'Inclusion économique, des Petites entreprises, de l'emploi et des compétences, d'Amal El Fallah, ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme administrative, et de Mustapha Baïtas, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement.

Dans ce contexte, Youssef Allakouch, de l'Union Générale des travailleurs du Maroc (UGTM), a jugé cette série d'"essentielle", soulignant que le Syndicat appelait à la mise en place d'un cadre juridique qui réglemente les cycles du dialogue social et en assure la régularité, soulignant que les résultats de ce qui a été accompli ces dernières années ont été identifiés.
Dans sa déclaration à SNRTnews, Allakouch a souligné la nécessité pour le syndicat d'approuver une augmentation directe des salaires, en plus de réviser le système fiscal et d'augmenter les pensions, compte tenu du coût élevé de la vie, qui a érodé l'impact des récentes augmentations.
La délégation de l'UGTM a également appelé à accélérer l'adoption de la loi régissant les syndicats, et à prêter attention aux catégories vulnérables, telles que les agents de sécurité, avec la nécessité de mettre fin à l'écart entre les secteurs agricole et industriel en unifiant le salaire minimum.
L'UGTM n'a pas négligé la nécessité de mettre en œuvre des accords sectoriels, notamment dans les secteurs de l'éducation, de la santé, du personnel de l'enseignement supérieur et des cités universitaires, soulignant qu'un coût financier a été alloué à ces accords, ce qui nécessite d'accélérer leur mise en place, et a souligné que le pari est d'améliorer le pouvoir d'achat et de ne pas y toucher, à la lumière d'un contexte international instable, qui renforce la nécessité d'approuver des augmentations directes des salaires.
Concernant la réaction du gouvernement, Allakouch a indiqué qu’Akhannouch s’est montré optimiste quant à la mise en œuvre des différents engagements. Il a également précisé qu’une discussion détaillée sur ces demandes devrait s’ouvrir dans les prochains jours, avec des réponses à la clé et la participation des ministres concernés à leur mise en œuvre.
D'autre part, Younes Firachine, membre du Bureau exécutif de la Confédération démocratique du travail (CDT), a déclaré que cette session "n'avait pas été à la hauteur des attentes".
Dans sa déclaration à SNRTnews, Firachine a expliqué que lors de la réunion, le gouvernement a présenté un résultat qu'il considérait positif pour le dialogue social, mais qu'en revanche, il a laissé entendre la difficulté d'approuver une augmentation directe des salaires, avec son engagement à réviser l'impôt sur le revenu dans la prochaine loi de finances, en plus de la révision de certaines pensions.
La même source a souligné que le gouvernement s’était également engagé à ouvrir un dialogue sur les statuts des instances mixtes et sur la mise en œuvre de divers engagements sectoriels.
La Confédération a souligné que la situation actuelle, caractérisée par le coût élevé de la vie, nécessite l'adoption d'une augmentation générale et directe des salaires ainsi qu'une amélioration des revenus, comme l'a souligné Firachine.

Condamnation et suggestions
Pour sa part, l'Union Marocaine du Travail (UMT), a dénoncé ce qu'elle a qualifié d'augmentation du coût de la vie, qui avait conduit à "une érosion significative du pouvoir d'achat des Marocains, en particulier des salariés". Dans ce contexte, il a proposé l'abolition partielle ou totale de la TVA et de la taxe intérieure sur la consommation.
Le syndicat réclame également une augmentation générale des salaires, tant dans le secteur privé que dans la fonction publique.
Il a également souligné la situation des retraités, appelant à une augmentation de la valeur des pensions et à l'adoption d'une pension minimale sous forme de « SMIG des retraites », étant donné que malgré les efforts du gouvernement, la charge fiscale sur les salaires reste élevée, ce qui exige que des décisions soient prises immédiatement et intégrées à la prochaine loi de finances.
Au niveau sectoriel, la délégation de l’Union a demandé l’ouverture de nouvelles rounds de négociation, notamment dans le secteur de l’éducation, à travers l’achèvement de la mise en œuvre des engagements restants de l’accord signé avec le ministère de tutelle, ainsi que dans le secteur de la santé.
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