Société
L'année 2024 la plus chaude au niveau mondial, Qu'en est-il du Maroc?
09/11/2024 - 10:15
Halima Aamir | Mohammed Fizazi
L'agence climatique européenne Copernicus a annoncé jeudi que, pour la première fois, la planète a franchi cette année un réchauffement de plus de 1,5 degré Celsius par rapport à la moyenne préindustrielle. Cette tendance, qui place 2023 en passe de devenir l'année la plus chaude jamais enregistrée, marque la deuxième année consécutive où la Terre atteint des températures record.
Concernant le Maroc, la Direction Générale de la Météorologie (DGM) du Maroc a annoncé que l’année 2023 est jusqu’à présent la plus chaude jamais enregistrée au niveau national, avec une température moyenne dépassant de 1,77 degré Celsius la normale calculée pour la période de référence 1981-2010.
Selon les données fournies par la DGM à SNRTnews, les températures quotidiennes de 2023 ont été supérieures à la moyenne habituelle durant 79 % des jours de l’année. Un record national de température maximale a été atteint le 11 août 2023 à Agadir, avec 50,4 degrés Celsius, franchissant pour la première fois le seuil des 50 degrés au Maroc.
En 2024, les températures restent élevées bien qu’elles ne dépassent pas celles de 2023. L’année a été marquée par un hiver exceptionnellement doux, notamment en janvier, avec une tendance qui s'est poursuivie au printemps. En avril 2024, les températures étaient supérieures de 0,67 degré à la normale, faisant de ce mois le troisième avril le plus chaud enregistré au Maroc. Le mois de mai a également enregistré une hausse de 0,77 degré Celsius par rapport à la moyenne saisonnière.
Pour l’été 2024, si le mois de juin a été relativement frais, le mois de juillet a, quant à lui, affiché une hausse de 0,76 degré Celsius au-dessus de la moyenne habituelle.
La DGM, citant un rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), attribue ces hausses de température globales principalement aux activités humaines, notamment les émissions de gaz à effet de serre dues à la combustion d’énergies fossiles dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie, de l’agriculture et des transports. La déforestation aggrave la situation en diminuant la capacité de la planète à absorber le carbone, tandis que l'expansion urbaine et l'agriculture intensive contribuent également à ces émissions.
Enfin, la DGM souligne que l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère entraîne un réchauffement climatique qui perturbe les régimes météorologiques, augmentant la fréquence et l'intensité des phénomènes climatiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les sécheresses, les ouragans et les inondations. Par ailleurs, des phénomènes naturels comme El Niño influencent aussi temporairement les températures dans certaines régions du monde.
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