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Mondial 98, ambitions pour 2026, parcours en club: Salaheddine Bassir se confie à SNRTnews
23/06/2026 - 16:09
Morad Karakhi | Rafiq BouhmouchDans un entretien accordé à SNRTnews, l'ancienne gloire du football marocain, Salaheddine Bassir, est revenue sur ses souvenirs du Mondial 1998 en France, où il avait marqué les esprits sous le maillot des Lions de l'Atlas.
L'ex-international a également livré son analyse sur l'évolution du football national et les chances du Maroc pour la Coupe du monde 2026.
Le traumatisme et la gloire de 1998
Salaheddine Bassir a rappelé que la participation au Mondial français était intervenue juste après la désillusion de la CAN 1998 au Burkina Faso, décuplant l'ambition du groupe pour honorer le drapeau national. Évoquant le premier tour, il a retracé le parcours des Lions : un nul face à la Norvège (2-2), une défaite contre le Brésil (3-0), puis une victoire historique contre l'Écosse (3-0), match durant lequel il s'est offert un doublé.
"Cette dernière rencontre était cruciale ; nous devions impérativement gagner tout en dépendant du résultat de l'autre match", a-t-il souligné. Malheureusement, la victoire surprise de la Norvège face au Brésil lors de l'ultime journée a brisé les espoirs de qualification des Marocains pour le second tour. Bassir a confessé avoir subi une lourde pression psychologique et médiatique en début de tournoi en raison de son inefficacité offensive, avant de renverser la tendance face à l'Écosse, saluant au passage le soutien moral indéfectible de ses coéquipiers. Il retient l'amertume de l'élimination, tempérée toutefois par l'accueil triomphal, tant populaire qu'officiel, réservé à la sélection dès son retour au pays.
Mondial 2026: un changement de dimension
Pour l'échéance de 2026, l'ancien attaquant estime que l'équipe actuelle dispose d'un effectif solide alliant expérience et jeunesse. Il cite des cadres confirmés tels que Yassine Bounou, Achraf Hakimi et Noussair Mazraoui, associés à des talents émergents comme Brahim Diaz, Bilal El Khannouss et Ismael Saibari. Selon lui, cette génération se distingue par une préparation physique et mentale supérieure, lui permettant d'affronter les grandes puissances mondiales sans aucun complexe d'infériorité.
Bassir a mis en avant le style de jeu actuel, basé sur le pressing haut et la possession, ce qui témoigne de la maturité de l'école marocaine. Après l'épopée historique des demi-finales du Mondial 2022, il considère que l'ambition de briller en 2026 est légitime. L’objectif est désormais de pérenniser la présence du Maroc parmi le gotha mondial et de viser les derniers carrés, portés par la stabilité technique et la progression constante des joueurs.
Un parcours d’élite en club et en sélection
Formé au Raja de Casablanca, Salaheddine Bassir s'y est rapidement imposé comme un attaquant d'avenir. Au milieu des années 90, il s'expatrie d'abord en Arabie Saoudite sous les couleurs du Al-Hilal FC, avant de rejoindre l'Europe par la grande porte avec le Deportivo La Corogne. Cette étape espagnole reste le point d'orgue de sa carrière, puisqu'il y a côtoyé des stars internationales et grandement contribué au titre historique de champion de la Liga décroché par le club galicien.
Après une courte expérience en France au LOSC Lille, il a rallié la Grèce pour évoluer à l'Aris Salonique avant de raccrocher les crampons. Sur le front international, il a honoré 59 sélections avec les Lions de l'Atlas et inscrit son nom en lettres d'or parmi les meilleurs buteurs de l'histoire de l'équipe nationale avec 27 réalisations.
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