Economie
Le FMI approuve une nouvelle ligne de crédit flexible de 4,5 milliards de dollars pour le Maroc
03/04/2025 - 12:18
SNRTnews
Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un nouvel accord de deux ans en faveur du Maroc au titre de la ligne de crédit flexible (LCF), pour un montant équivalent à 3,45 milliards de droits de tirage spéciaux (environ 4,5 milliards de dollars, soit 386 % de la quote-part du pays).
Un communiqué publié sur le site officiel du FMI indique que cet accord remplace la précédente LCF, annulée par les autorités marocaines, qui ont réaffirmé leur intention de l’utiliser à titre purement préventif.
Ce nouvel accord constitue la deuxième LCF accordée au Maroc. Il s’inscrit dans une stratégie de sortie progressive visant à réduire l’accès aux ressources du FMI, dans la mesure où les risques le permettent. La première LCF avait été approuvée en avril 2023 pour un montant de 3,7262 milliards de DTS (417 % de la quote-part). Entre 2012 et 2020, le Maroc avait également bénéficié de quatre lignes de précaution et de liquidité successives.
L’éligibilité du Maroc à cet instrument repose sur la solidité de ses cadres institutionnels et politiques, la robustesse de ses fondamentaux économiques et son historique d’adoption de politiques rigoureuses. Le FMI a salué l’engagement continu des autorités à maintenir ces politiques à l’avenir.
M. Kenji Okamura, directeur général adjoint du FMI et président par intérim du Conseil d’administration, a souligné la résilience de l’économie marocaine face aux chocs récents, malgré une série de sécheresses ayant fortement affecté la production agricole et conduit à un chômage historiquement élevé. Il a noté que la mise en œuvre de politiques budgétaires, monétaires et financières bien calibrées, ainsi qu’une récente émission obligataire réussie sur les marchés internationaux, témoignaient de la solidité du cadre macroéconomique marocain.
Et d'ajouter que le Maroc poursuit également un ambitieux programme de réformes structurelles, visant une croissance plus résiliente, inclusive, verte et portée par le secteur privé. La nouvelle LCF contribuera à soutenir ces efforts tout en offrant une assurance contre les risques extérieurs. Le Maroc reste en effet vulnérable à une détérioration des conditions économiques mondiales, à la hausse des prix des matières premières et à la récurrence de sécheresses.
Sur le plan économique, le FMI rappelle que le Maroc a dû faire face ces dernières années à une série de chocs majeurs, notamment la pandémie mondiale, les répercussions de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, un séisme dévastateur en 2023, ainsi que cinq sécheresses en six ans. Malgré ces perturbations, la stabilité macroéconomique a été préservée grâce à une réponse politique efficace et à la poursuite des réformes de fond. La croissance à moyen terme est estimée à 3,6 %, soutenue par des projets d’infrastructure et l’avancement des réformes structurelles.
Le FMI considère que la LCF demeure l’instrument le plus adapté pour accompagner le Maroc dans son renforcement des réserves extérieures et dans l’accélération de son programme de réformes dans un contexte mondial marqué par une incertitude persistante.
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