Art & Culture
"Les enfants de nos terres" le premier projet de long métrage d’Ayoub Qanir
08/11/2022 - 20:17
Khaoula Benhaddou
Ayoub Qanir continue de briller sur la scène cinématographique. Après avoir réalisé trois longs métrages, un court métrage et une tournée en Mongolie, en Islande et au Japon, le réalisateur marocain réalise son premier long métrage 100% marocain.
Plus rien n’arrête Ayoub Qanir! Après avoir tourné son film en Russie, le réalisateur et producteur d’origine marocaine pose sa caméra dans un village des montagnes du Moyen Atlas.
Fasciné par la nature, la générosité de la population et les vues panoramiques de la région, le réalisateur a décidé de raconter l’histoire de ces habitants qui vivent dans des conditions difficiles, des femmes qui meurent en couches et des petites filles qui travaillent dans les maisons en ville. "Les Enfants de Nos Terres' est pour moi une urgence, une nécessité. Enfant ayant grandi loin de son pays, je porte en moi des émotions que j’ai vécu et ressenti. Mes films sont le reflet de mes questionnements sur ma société, mes origines, mes racines et sont bien souvent les fruits des rencontres avec l’humain que ce soit dans des régions reculées du Japon, en Mongolie ou bien même chez moi au Maroc" et d’ajouter "J’aime filmer l’humain, ces traditions qui nous dépassent, faire parler les non-dits, montrer ô combien nos différences sont une richesse. Après avoir parcouru les cultures lointaines, des Mongols, des Islandais, ou des Raponais et russes, j’ai senti qu’il était temps de revenir à mes origines et surtout sur un sujet qui me tenait à cœur depuis longtemps: les conditions de vie des populations isolées de notre Royaume".
Grâce à son personnage principal Omar, Ayoub Qanir renoue son lien avec la terre: "L’histoire d’Omar m’est proche et me bouleverse à bien des égards: je sens un lien quasiment charnel avec ce récit, et c’est de cet endroit très personnel qu’est venu mon engagement et ma volonté de réaliser ce film. Au-delà̀ même des questions métaphysiques et sociétales qu’elle pose, cette histoire représente, intrinsèquement, l’espoir de l’être humain" avant d’ajouter "Omar est un homme abandonné et illégitime, acculé et semblant avoir perdu toute vitalité, rencontre les habitants d’un village simple, perdu dans une partie du monde reculée de toutes parts, et ceux-ci, de concert, vont finir par s’entraider, reconquérant ensemble la grande soif de vivre, reprenant le terrain de l’optimisme et de la joie", conclut le réalisateur qui précise que la sortie du film est prévue pour l'année 2024.
Décoré par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Ayoub Qanir est un cinéaste sans frontières qui évolue loin des sentiers battus.
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