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Ligue 1: l'OM, la "grande fierté" d'Habib Beye
19/02/2026 - 17:31
AFP
Pour sa première journée en tant qu'entraîneur de l'OM, Habib Beye n'a pas caché jeudi sa "grande fierté", mais alors que le club traverse une période difficile et doit prendre des points vendredi à Brest, il a aussi voulu "sortir des émotions" pour "se focaliser sur le travail".
Il a eu un grand sourire à son entrée sur le terrain en milieu de matinée pour sa première séance d'entraînement en tant que coach de l'OM, puis il en a eu un autre, un peu plus tard, quand il a vu une photo de lui, joueur, sous le maillot bleu et blanc, au mur de la salle de conférence de presse.
C'était en 2004, il y a plus de 20 ans, un soir où Didier Drogba, Fabien Barthez, Beye et les autres avaient fait rugir le Vélodrome en battant Newcastle en demi-finale de la Coupe de l'UEFA.
"Je ressens une grande fierté. Je suis très, très heureux d'être ici, parce que vous savez l'attachement que j'ai pour ce club", a alors déclaré le nouveau coach marseillais en guise de préambule à sa conférence de presse de présentation.
"Mais je me suis interdit d'être trop dans ces émotions. J'ai simplement appelé ma maman après avoir signé mon contrat hier, mais je dois me focaliser sur le travail", a-t-il ajouté. Stage en Espagne
Car en signant son contrat, Beye a mis fin à une séquence extrêmement agitée à l'OM qui en un mois à peine a été éliminé de la Ligue des champions, a été balayé par le Paris SG, a perdu son entraîneur Roberto De Zerbi, a vu son président Pablo Longoria mis de côté et a enregistré la démission puis le retour en force de Medhi Benatia.
Le directeur du football était d'ailleurs bien là jeudi matin au bord du terrain pour assister à la prise de contact entre Beye et ses joueurs, puis à la première séance du nouveau coach.
"Je pense que lorsque vous arrivez dans un club et que vous n'avez que 24 heures pour travailler, il faut savoir aussi voir ce qui a été mis en place et ne pas tout changer d'un seul coup", a expliqué Beye, qui prend le relais des intérimaires Jacques Abardonado et Romain Ferrier, tous deux présents jeudi sur le terrain.
"Mon impact est forcément un peu limité par le temps. On aura plus de temps en Espagne pour apprendre à se connaître et poser les choses que l'on veut poser", a-t-il ajouté, alors que le groupe marseillais devrait partir pour un stage à Marbella entre le match à Brest et la réception de Lyon le 1er mars.
Alors que Marseille a désormais cinq longueurs de retard sur l'OL, Beye, qui a rapidement rebondi après avoir été écarté de son poste à Rennes, sait qu'il a peu de temps pour remettre sa nouvelle équipe dans le sens de la marche.
Laisser le feu brûler
"Je ne considère pas que l'équipe soit malade. Mais il y a des dynamiques parfois qui sont un petit peu plus négatives", a-t-il minimisé jeudi.
"J'ai dit aux joueurs que l'un des éléments fondamentaux, c'était la notion de plaisir. Si tu n'as pas de plaisir à être à l'OM, à jouer au Vélodrome, malheureusement, il va manquer quelque chose. Je le redis, le passé c'est le passé, mais mes quatre années passées ici ont été quatre années de plaisir immense", a aussi rappelé le technicien, qui a joué à Marseille de 2003 à 2007 et en a été le capitaine.
Et face à la crise que traverse actuellement l'OM, Beye a convoqué le souvenir de Pape Diouf, ancien président du club et Franco-Sénégalais comme lui.
"C'était mon père spirituel et il me disait que quand le feu brûle à Marseille, parfois il faut le laisser brûler, parce qu'il va s'éteindre tout seul", a-t-il raconté.
"On peut essayer d'apaiser le contexte, mais ça restera volcanique. On ne peut pas changer ce qu'est l'OM", a-t-il conclu.
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