Economie
L'intégration économique en Afrique au cœur de la 5ème édition des JIMF
22/05/2024 - 12:35
Aya LankaouiLa 5ème édition des Journées Internationales de Macroéconomie et de Finance (JIMF), organisée par Bank Al-Maghrib, l’Université Cadi Ayyad de Marrakech et l’Université de Bâle, se tient cette année du 22 au 24 mai à Dakhla.
Cet événement, placé sous le thème "Intégration économique en Afrique : La voie vers un avenir plus prospère", s'inscrit dans une dynamique de réflexion sur les défis et opportunités de l'intégration économique du continent africain. Inspirée par l’Initiative Atlantique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Lors de son allocution, le Wali de Bank Al-Maghrib, Abdelatif Jouahri, a affirmé que malgré la faible intégration du continent, celui-ci possède un potentiel de développement énorme. Sa première richesse est sa démographie, avec une population jeune et en forte croissance, qui devrait représenter, selon les projections des Nations Unies, le quart de la population mondiale en 2050. De plus, l'Afrique est un réservoir de ressources naturelles parmi les plus précieuses, de terres fertiles et de biodiversité cruciale pour l’avenir de la planète.
Il a rappelé que les simulations effectuées par le FMI indiquent que la mise en place d'une zone de libre-échange, accompagnée de réformes facilitant les échanges, pourrait augmenter la médiane des échanges commerciaux de l’Afrique avec le reste du monde de 15% et avec les pays africains de 53%, ce qui contribuerait à une hausse du PIB médian par habitant de plus de 10%. Cela permettrait également, selon les mêmes estimations, de sortir plus de 30 millions de personnes de l'extrême pauvreté.
Sur le plan économique, les structures productives restent fragiles, dominées par l’informel qui représente plus de 80% de l’emploi. La croissance économique est volatile et largement insuffisante pour offrir des opportunités d’emploi décent à la jeunesse et un niveau de vie convenable à la population. Le Bureau International du Travail estime que 26,1% des jeunes Africains de 15 à 24 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation.
Quant aux politiques publiques en matière d’échanges commerciaux et d’investissement, M. Jouahri a indiqué qu’elles consacrent en général un traitement largement spécifique et favorable aux relations avec le reste du continent, facilitant ainsi l’installation de nombreux groupes marocains dans les services financiers, le secteur minier, les télécoms et l’immobilier.
D’autre part, Bank Al-Maghrib s’inscrit dans cette vision globale définie par Sa Majesté en accompagnant le secteur bancaire dans le développement de ses relais de croissance externe en Afrique, veillant à ce que cette expansion se traduise par une contribution réelle au développement des pays d’accueil. Notant que les banques marocaines sont aujourd’hui présentes dans plus d’une trentaine de pays sur le continent, où elles réalisent près de 23% de leur activité.
La tenue de cette 5ème édition des JIMF met en lumière l'importance de l'intégration économique pour le développement de l'Afrique. Comme l’a souligné Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’avenir du continent repose sur la confiance mutuelle et la coopération entre les pays africains, "l’Afrique a besoin de faire confiance à l’Afrique".
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