Politique
Massad Boulos affirme que la position de son pays sur le Sahara marocain est identique à celle exprimée par le président Donald Trump à Sa Majesté le Roi Mohammed VI
19/04/2025 - 18:20
Ouiam FarajLe Conseiller spécial pour l'Afrique du président des Etats-Unis, Donald Trump, M. Massad Boulos, a réaffirmé que la position américaine sur la souveraineté du Maroc sur le Sahara est "claire et sans équivoque".
Dans un entretien exclusif accordé à Medi1 TV et Medi1 Radio, Massaad Boulos a souligné que cette position a été exprimée clairement la semaine dernière par le Secrétaire d’État américain Marco Rubio, et qu’elle est identique à celle que le président Donald Trump avait exprimée à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, confirmant la reconnaissance totale et entière par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara.
Massaad Boulos est une figure clé dans le cercle rapproché du président Donald Trump. Il allie expertise économique et expérience politique, ce qui en fait un partenaire stratégique dans l’élaboration de la politique américaine au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. En décembre 2024, Donald Trump a annoncé sa nomination en tant que conseiller principal, un choix qui reflète la grande confiance qu’il lui accorde. Lors de la dernière campagne électorale, Boulos a joué un rôle déterminant pour mobiliser le soutien des communautés arabo-américaines en faveur de Trump, notamment dans les États clés comme le Michigan.
La proximité de Massaad Boulos avec Donald Trump ne se limite pas aux liens familiaux (il est le beau-père de Tiffany, fille du président américain), mais repose également sur un partenariat politique fondé sur la confiance mutuelle et une vision commune pour l’avenir du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Son influence devrait continuer à peser sur l’orientation de la politique américaine dans la région dans les années à venir.
Position officielle des États-Unis
Boulos a ajouté que les États-Unis soutiennent le plan d’autonomie présenté par le Maroc comme solution à ce différend. "Toute autre information véhiculée relève de simples approximations erronées et sans fondements", a-t-il déclaré.
Il a également rappelé que la déclaration du président Trump en 2020 était très claire et sans ambiguïté : "aucune déclaration ne doit être exploitée hors de son contexte ou réinterprétée en dehors de ce contexte clair".
Le 10 décembre 2020 a été une date marquante. Ce jour-là, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a eu un entretien téléphonique avec Donald Trump, alors président des États-Unis.
Trump a informé le Souverain qu’il avait signé un décret présidentiel – doté d’une portée juridique et politique forte – reconnaissant pour la première fois de son histoire la souveraineté pleine et entière du Royaume du Maroc sur l’ensemble du Sahara marocain. Ce tournant historique est le fruit de la diplomatie royale et constitue un acquis sans précédent pour la cause nationale.
En concrétisation de cette décision souveraine, les États-Unis ont décidé d’ouvrir un consulat à Dakhla, chargé principalement de missions économiques, afin de promouvoir les investissements américains et soutenir le développement économique et social, notamment au profit des populations des provinces du Sud.
Renforcement de la paix et de la sécurité
Par ailleurs, le conseiller du président américain a évoqué dans l’entretien l’importance du partenariat maroco-américain, soulignant que les États-Unis insistent sur la valeur de ce partenariat, notamment dans le renforcement de la paix et de la sécurité sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du président Donald Trump.
Il a ajouté que les États-Unis considèrent le Maroc comme un partenaire stratégique dans la région : "C’est dans cette logique que nous œuvrons à la mise en œuvre de la vision conjointe de Trump et de SM le Roi Mohammed VI sur la question du Sahara, mais aussi sur le développement et le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays."
Boulos a confirmé que les États-Unis s’engageront à faciliter les progrès vers cet objectif, notamment lors d’une visite officielle prévue prochainement au Maroc.
En réitérant le soutien des États-Unis au plan d’autonomie, il a précisé : "Comme l’a affirmé le Secrétaire d’État Rubio, nous insistons sur la nécessité de résoudre ce dossier sans tarder, en utilisant le plan d’autonomie marocain comme seul cadre de négociation pour une solution acceptable par les deux parties... Lors de la visite à venir, nous aurons des discussions détaillées avec les parties concernées."
Un rôle régional majeur pour le Maroc
S’agissant du rôle du Maroc dans la stabilité et la paix en Afrique et au Moyen-Orient, Messaad Boulos, conseiller spécial du président Trump pour les affaires africaines, a affirmé que « le Maroc joue sans aucun doute un rôle essentiel, stratégique et historique. En tant que partenaire stratégique clé du Maroc, nous comptons sur ce rôle déterminant, aussi bien en Afrique que dans les affaires arabes et moyen-orientales. »
Il a ajouté que sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc joue toujours un rôle actif et central, "un rôle que nous apprécions et sur lequel nous comptons énormément. Plusieurs sujets régionaux, africains, moyen-orientaux et arabes seront abordés durant notre prochaine visite".
Un allié stratégique
Boulos a conclu l’entretien en soulignant que le Maroc est un pays frère et un allié stratégique des États-Unis. Il a assuré que son pays cherche à renforcer cette relation bilatérale "exceptionnelle" dans divers domaines.
À noter que le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a effectué une visite officielle à Washington en avril, au cours de laquelle il a été reçu notamment par le Secrétaire d’État américain Marco Rubio.
Cette rencontre est la première entre le chef de la diplomatie marocaine et un haut responsable américain depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, le 20 janvier dernier.
Les échanges du mardi 8 avril 2025 ont permis à Marco Rubio de réitérer "la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté du Maroc sur son Sahara".
Cette visite met également en lumière la profondeur des relations commerciales bilatérales, le volume des échanges ayant été multiplié par cinq depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange en 2006.
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