Economie
Mondial 2030: le Maroc, l’Espagne et le Portugal posent les bases d’un partenariat économique historique
10/02/2026 - 13:02
Matar Bensalmia | Fahd MerrounAu Complexe Mohammed VI de football à Salé, le football s’est imposé comme bien plus qu’un sport. Il est apparu ce mardi 10 février à l’occasion du Forum d’Affaires Maroc–Espagne–Portugal dédié à la Coupe du Monde 2030, comme un véritable levier de développement, de coopération et de projection vers l’avenir.
Organisé conjointement par la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), la Confédération Espagnole des Organisations Entrepreneuriales (CEOE) et la Confédération Entrepreneuriale du Portugal (CIP), cet événement réunit des acteurs économiques des trois pays pour explorer et structurer les opportunités d’affaires liées à l’organisation de ce grand rendez-vous sportif international.
Dans ce lieu devenu un pôle stratégique du sport national, Fouzi Lekjaa, président de la FRMF, a replacé l’événement dans une vision portée, a-t-il rappelé lors de son allocution d’ouverture, par Sa Majesté le Roi Mohammed VI depuis plus de vingt ans, fondée sur un modèle de développement conjuguant dimensions sociale et économique, et ayant permis au Maroc de s’inscrire durablement sur la voie de l’émergence.
Le sport, et particulièrement le football, s’intègre pleinement dans ce modèle. La récente Coupe d’Afrique des Nations (CAN Maroc 2025), organisée dans des conditions exceptionnelles, en a offert une illustration concrète.
Cette dynamique se prolonge désormais vers un horizon encore plus ambitieux : la Coupe du Monde 2030. Un rendez-vous inédit, qui coïncidera avec le centenaire du Mondial, et qui sera organisé pour la première fois par trois pays, sur deux continents. Au-delà de la proximité géographique, le président de la FRMF a insisté sur la profondeur des liens historiques, culturels et économiques qui unissent le Maroc, l’Espagne et le Portugal, des deux rives de la Méditerranée. Une complémentarité ancienne qui aujourd’hui, offre un socle solide pour penser ensemble les défis du présent et les opportunités du futur.
L’ampleur de l’événement impose une mobilisation sans précédent. La Coupe du Monde 2030 impliquera la gestion de flux massifs de supporters, une organisation complexe de la mobilité, de la sécurité et de la logistique, ainsi que la tenue de plusieurs matchs sur une période courte. Dans un format inédit, les équipes nationales pourront enchaîner des rencontres dans différents pays, passant par exemple “de Madrid à Marrakech, puis à Lisbonne”. Une configuration qui exige une coordination étroite et une homogénéité des standards organisationnels entre les trois pays.
Dans ce contexte, l’entreprise apparaît comme un acteur central de la réussite du Mondial. De la réalisation des grandes infrastructures aux services liés au digital, au ticketing ou à la sécurité, toutes les tailles d’entreprises sont appelées à s’impliquer pour donner corps à ce projet commun. Un défi d’autant plus stratégique que le contexte mondial reste marqué par des incertitudes et des perturbations géopolitiques, appelant à une intelligence collective renforcée.
Dans une déclaration à SNRTnews, le président de la Confédération Espagnole des Organisations Entrepreneuriales (CEOE), Antonio Garamendi, a souligné le caractère unique de ce projet à trois, réunissant l’Afrique et l’Europe autour de l’un des événements les plus suivis au monde. Plus de cinq milliards de personnes sont attendues devant leurs écrans ou dans les pays hôtes à l’horizon 2030, une édition symbolique marquant les cent ans de la Coupe du Monde.
Antonio Garamendi a mis en avant la solidité des relations économiques entre l’Espagne, le Portugal et le Maroc, rappelant une coopération déjà bien ancrée entre les milieux d’affaires des trois pays. Pour lui, le Mondial 2030 représente une opportunité majeure d’attractivité des investissements, notamment dans les infrastructures, les télécommunications, le digital, le tourisme et la culture. Autant de secteurs appelés à bénéficier durablement de cette dynamique, bien au-delà de l’événement sportif.
Dans la même veine, le président de la CGEM, Chakib Alj a souligné dans une déclaration à SNRTnews que la rencontre entre les patronats marocain, espagnol et portugais vise à faire de la Coupe du Monde 2030 un accélérateur économique et de croissance durable. Une expérience qu’il qualifie d’exceptionnelle, capable de renforcer les liens entre l’Europe et l’Afrique.
Chakib Alj a rappelé les avancées réalisées par le Maroc sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, notamment en matière d’infrastructures et de logistique. La Coupe du Monde, a-t-il souligné, permettra d’intensifier la coopération dans plusieurs domaines clés, tels que les infrastructures, le tourisme, la santé et l’événementiel. Il a également insisté sur l’importance de penser l’après-2030, afin de valoriser sur le long terme les investissements engagés.
Pour ce qui est de la CAN Maroc 2025, le président de la CGEM a affirmé que cette compétition a confirmé la capacité du Maroc à organiser des événements d’envergure internationale, renforçant ainsi la crédibilité du Royaume à l’approche du Mondial 2030. Un projet qui se dessine désormais comme une aventure collective sportive certes, mais surtout économique, humaine et durable.
Articles en relations
Sport
Sport
Economie
Sport