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Ouahbi, Lions de l’Atlas et FC Bâle… Ibrahim Salah se livre à SNRTnews
16/04/2026 - 15:00
Amine Oubaha
Arrivé au FC Bâle pour relancer sa carrière après une blessure, Ibrahim Salah monte en puissance dans un championnat suisse qu’il découvre exigeant. Entre adaptation réussie, incident marquant au sein du club et ambitions intactes avec les Lions de l’Atlas, l’international marocain se livre à SNRTnews sans détour sur son parcours, ses objectifs et son attachement au maillot national.
Arrivé en septembre 2025 au FC Bâle en provenance du Stade Rennais, Ibrahim Salah semble peu à peu retrouver ses repères. À 24 ans, le champion d’Afrique avec les U23 monte en puissance dans un championnat suisse qu’il avoue avoir sous-estimé à ses débuts.
Freiné par une blessure au cinquième métatarse, l’ailier marocain a su rebondir. En 30 apparitions toutes compétitions confondues (Super League, Europa League et Coupe suisse), il totalise 4 buts et deux passes décisives, des statistiques encore modestes mais révélatrices d’un retour progressif à son meilleur niveau.
Dans un entretien accordé à SNRTnews, il s’est confié sur son adaptation en Suisse, un incident marquant au sein de son club, mais aussi sur ses ambitions avec la sélection marocaine
SNRTnews: Comment te sens-tu avec le FC Bâle cette saison ? Et comment se passe ton adaptation en Suisse ?
Ibrahim Salah: Je me sens beaucoup mieux cette saison. Après ma blessure au cinquième métatarse, je suis venu ici pour avoir du temps de jeu.
Au début, j’ai eu un peu de mal à m’adapter. Le championnat suisse est différent de ce que j’ai connu, avec beaucoup d’intensité et un jeu assez direct, basé sur les longs ballons. Aujourd’hui, je me sens mieux. Je commence à marquer et à faire des passes décisives.
Je suis content de moi, mais je dois continuer. J’ai des objectifs élevés, je crois en moi et je suis bien entouré par ma famille. Franchement, la Suisse est une belle découverte. J’avais un peu sous-estimé le championnat, mais le niveau est trompeur. Tout le monde ne peut pas y jouer.
Qu’est-ce qui s’est passé dans le vestiaire de ton équipe avant le match contre le FC Thoune ?
Nous n’étions pas sur place au moment des faits, Dieu merci. Nous avions préparé le match normalement, avec un entraînement la veille. Le matin du match, en me réveillant, j’ai vu les messages du groupe : le team manager nous informait que la rencontre était annulée à cause d’un incendie.
Au début, nous n’avions pas beaucoup d’informations. Ensuite, nous avons appris que le vestiaire, les bureaux et une partie du centre avaient brûlé. Cela serait dû à un sauna resté allumé.
Nous avons eu deux jours de repos forcé puisque nous n’avions plus accès aux installations. C’est triste pour le club, mais le plus important, c’est qu’il n’y ait pas eu de blessés. Maintenant, nous sommes concentrés sur les prochains matchs pour aller chercher une qualification européenne.
Que penses-tu de Mohamed Ouahbi, nouveau sélectionneur des Lions de l’Atlas ?
Je suis très content pour Mohamed Ouahbi. On a toujours eu une bonne relation. Je me souviens qu’il venait superviser les entraînements quand j’étais avec l’équipe A, alors qu’il était encore chez les jeunes. Je suis aussi reconnaissant envers Walid Regragui, qui est un très bon coach et avec qui j’ai connu ma première sélection.
Mohamed Ouahbi mérite cette opportunité après son exploit historique avec les Lionceaux de l'Atlas en Coupe du monde au Chili. C’est une suite logique. De mon côté, je travaille pour montrer que je peux revenir en sélection, car porter le maillot du Maroc est une grande fierté.
Nourris-tu l’ambition de disputer la Coupe du monde avec les Lions de l’Atlas ?
Bien sûr. Mais je ne me mets pas trop de pression. Il y a de très bons joueurs à mon poste. Dans le football, on ne sait jamais de quoi demain est fait. Je continue à travailler, à faire de bonnes statistiques et à terminer la saison de la meilleure manière possible pour attirer l’attention du sélectionneur.
Si cela doit venir, ça viendra. Ce serait un honneur et un immense plaisir de porter le maillot des Lions de l’Atlas.
Comment décrirais-tu tes liens avec les joueurs de l’équipe nationale A ?
Je suis toujours en contact avec les joueurs de l’équipe nationale. C’est plus qu’un groupe, c’est une vraie famille. Je parle souvent avec Bilal El Khannouss, Ismaël Saibari et Abdessamad Ezzalzouli. On se retrouve aussi en vacances dès qu’on a du temps libre.
On a grandi ensemble dans les sélections de jeunes, notamment en U23. Certains se connaissent depuis les U17 ou U19. Nos familles se connaissent aussi, donc les liens sont très forts. Aujourd’hui, c’est au-delà du football. Je suis le seul du groupe à ne pas être en équipe A actuellement, et cela me motive encore plus à travailler pour les rejoindre
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