Monde
Pandémie : la pression s'accentue en faveur d’un accès universel aux vaccins
02/06/2021 - 13:19
MAP
Entre les appels à la suspension des brevets sur les produits médicaux liés à la lutte contre l’actuelle pandémie, et les plaidoyers pour un renforcement du mécanisme de solidarité internationale COVAX, la mobilisation s’intensifie partout dans le monde en faveur d'une distribution équitable et universelle des vaccins anti-Covid en tant que seul moyen pour enrayer la propagation du virus et favoriser le retour à « la normalité ».
Confronté à une pénurie d’approvisionnement en vaccins, le dispositif COVAX, mis en place par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avec des partenaires comme l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (Gavi), et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies, organise mercredi un sommet des donateurs pour tenter d'arriver à l'objectif de 8,3 milliards de dollars qui permettrait de fournir 1,8 milliard de doses de vaccins en 2021 et début 2022 aux 92 pays et ainsi de protéger 30% de leur population.
Mardi, le groupe Brics a plaidé pour l'accélération de la livraison de vaccins anti-Covid, réitérant que la suspension des brevets aiderait les pays en développement et à faible revenu à lutter contre la pandémie.
Dans un communiqué commun publié à l'issue d'une réunion en ligne, les ministres des Affaires étrangères des pays membres du Groupe ont affirmé qu'une "vaccination généralisée" contribuerait à juguler la pandémie, soulignant "l'urgence du développement et du déploiement rapides de vaccins, en particulier dans les pays en développement".
A l’Organisation mondiale du commerce (OMC), plusieurs pays accentuent la pression pour obtenir un accord de suspension des droits de propriété intellectuelle pour outils médicaux liés au Covid-19, estimant qu’une telle initiative permettrait le partage et le transfert de technologies et favoriserait la production de vaccins et une distribution plus large des vaccins.
Une suspension des brevets stimulerait la production de vaccins génériques à faible coût, aidant ainsi des pays qui peinent à vacciner leur population, plaident ses partisans.
Le président américain Joe Biden s'y est montré favorable, comme la Chine, mais d'autres poids lourds de l'industrie pharmaceutique, dont l'Union européenne, la Grande-Bretagne et le Japon, restent réticents.
Ses opposants avancent qu'une telle suspension porterait atteinte aux droits de propriété intellectuelle et que la fabrication d'un vaccin requiert un savoir-faire et des ressources techniques qui ne s'improvisent pas en un jour.
Selon l'OMS, seuls 2% des vaccins administrés dans le monde l'ont été en Afrique subsaharienne, une situation décrite comme un "déficit mondial d'accès aux vaccins".
Pour faire face à ces défis, les dirigeants des principales agences mondiales de financement, de santé et de commerce ont annoncé mardi une nouvelle feuille de route de 50 milliards de dollars pour mettre fin à la pandémie de Covid-19 et favoriser une reprise rapide.
Le plan vise à accroître l'approvisionnement en vaccins, tests et traitements, réduisant ainsi le « déficit d'équité » dans les pays en développement, ont déclaré les dirigeants du Fonds monétaire international (FMI), du Groupe de la Banque mondiale (GBM), de l'Organisation mondiale de la santé et de l'Organisation mondiale du commerce dans une déclaration commune.
Les dirigeants ont averti que si les gouvernements n'agissent pas maintenant, des vagues continues d'infections et d'épidémies, ainsi que des variants du virus plus transmissibles et mortels, pourraient menacer la reprise.
"Il est désormais tout à fait clair qu'il n'y aura pas de reprise générale si l'on ne met pas fin à la crise sanitaire. L'accès à la vaccination est la clé des deux", ont-ils déclaré dans un appel à l'action publié dans des journaux du monde entier.
Le président américain Joe Biden s'y est montré favorable, comme la Chine, mais d'autres poids lourds de l'industrie pharmaceutique, dont l'Union européenne, la Grande-Bretagne et le Japon, restent réticents.
Ses opposants avancent qu'une telle suspension porterait atteinte aux droits de propriété intellectuelle et que la fabrication d'un vaccin requiert un savoir-faire et des ressources techniques qui ne s'improvisent pas en un jour.
Selon l'OMS, seuls 2% des vaccins administrés dans le monde l'ont été en Afrique subsaharienne, une situation décrite comme un "déficit mondial d'accès aux vaccins".
Pour faire face à ces défis, les dirigeants des principales agences mondiales de financement, de santé et de commerce ont annoncé mardi une nouvelle feuille de route de 50 milliards de dollars pour mettre fin à la pandémie de Covid-19 et favoriser une reprise rapide.
Le plan vise à accroître l'approvisionnement en vaccins, tests et traitements, réduisant ainsi le « déficit d'équité » dans les pays en développement, ont déclaré les dirigeants du Fonds monétaire international (FMI), du Groupe de la Banque mondiale (GBM), de l'Organisation mondiale de la santé et de l'Organisation mondiale du commerce dans une déclaration commune.
Les dirigeants ont averti que si les gouvernements n'agissent pas maintenant, des vagues continues d'infections et d'épidémies, ainsi que des variants du virus plus transmissibles et mortels, pourraient menacer la reprise.
"Il est désormais tout à fait clair qu'il n'y aura pas de reprise générale si l'on ne met pas fin à la crise sanitaire. L'accès à la vaccination est la clé des deux", ont-ils déclaré dans un appel à l'action publié dans des journaux du monde entier.
Le financement permettra d'accroître la fabrication, l'approvisionnement, le commerce et la livraison, ce qui accélérera la distribution équitable des outils permettant de diagnostiquer et de traiter la Covid-19, tels que les vaccins, l'oxygène et les fournitures médicales, tout en favorisant la croissance économique dans le monde.
"Cette nouvelle feuille de route reflète la nécessité de renforcer les systèmes de préparation et de capacité des pays à utiliser ces outils de manière rapide, sûre et efficace", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'un point de presse.
L'OMS et ses partenaires de l'initiative pour l'équité en matière de vaccins ont récemment fixé l'objectif d'inoculer 30% de la population mondiale d'ici la fin de l'année. Ce chiffre pourrait atteindre 40% grâce à d'autres accords et à des investissements supplémentaires, et au moins 60 % d'ici le premier semestre de 2022.
Pour obtenir d'urgence plus de vaccins dans les bras, des doses doivent être données immédiatement aux pays en développement, de manière synchronisée avec les plans nationaux de déploiement des vaccins, notamment par le biais de COVAX, selon la déclaration commune.
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