Société
Plateforme "e-blagh": 7083 signalements traités en 3 mois
10/10/2024 - 19:39
SNRTnews
La Direction générale de la sécurité nationale (DGSN) a annoncé que la plateforme numérique interactive "e-blagh", dédiée à la notification immédiate des contenus numériques illégaux sur Internet, a traité au cours des trois premiers mois depuis son lancement début juin dernier un total de 7083 signalements concernant différentes affaires judiciaires.
Selon ce qu'a indiqué la (DGSN) dans un communiqué publié ce jeudi 10 octobre 2024, ces affaires concernent divers crimes liés aux technologies modernes, à l'incitation et à l'apologie d'actes terroristes, à la violation des droits et libertés des enfants mineurs, aux menaces de porter atteinte à l'intégrité physique des personnes, ainsi qu'à l'escroquerie et au chantage.
60 % des affaires concernent l'escroquerie et la fraude numérique. La DGSN a ajouté que l’unité technique de la sécurité nationale a traité un total de 6788 signalements concernant des crimes liés aux technologies modernes, précisant que 60 % de ces signalements concernent des affaires d'escroquerie et de fraude numérique, 20 % des affaires de chantage sexuel, 10 % des affaires d'insulte et de diffamation, 5 % des affaires de violence et de menaces de recours à la violence, et 5 % des affaires liées à d'autres contenus numériques incitant à la commission de crimes contre les personnes, au trafic de substances interdites via Internet, et à l'exploitation sexuelle.
Sur le plan procédural, ajoute le communiqué, les unités techniques responsables de la plateforme "e-blagh" ont entrepris les expertises et diagnostics techniques nécessaires à partir des signalements reçus, avant de les transmettre aux services de police judiciaire compétents territorialement, afin d’informer le ministère public et d’ouvrir les enquêtes judiciaires nécessaires conformément à ses instructions.
Ces enquêtes menées sous la supervision des différents ministères publics ont permis d’identifier 82 personnes soupçonnées d’être impliquées dans des affaires contenant des éléments constitutifs de crimes et délits punissables par la loi. Parmi elles, 23 personnes ont été traduites en justice, tandis que des mandats d’arrêt nationaux ont été émis contre neuf suspects, alors que les enquêtes se poursuivent concernant les autres personnes soupçonnées d'être impliquées dans ces actes criminels.
295 signalements liés à des affaires de terrorisme
Concernant les affaires de terrorisme et d’extrémisme, la plateforme "Ie-blagh" a reçu durant la même période un total de 295 signalements concernant des activités en ligne liées à l’apologie de l’organisation terroriste "Daech", signalements qui ont été pris en compte avec le sérieux requis, entraînant l’ouverture des enquêtes nécessaires.
Durant les trois premiers mois de son lancement, cette plateforme interactive a reçu un total de 4117 signalements comprenant l’identité complète des informateurs, qui ont choisi de soumettre leurs signalements accompagnés de leurs données personnelles, ce qui représente plus des deux tiers des signalements reçus. 564 signalements ont été enregistrés depuis l’étranger, provenant de pays d’Europe, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.
Le communiqué a souligné que les services de sécurité nationale misent, en continuant de réagir de manière immédiate et sérieuse aux signalements reçus par la plateforme numérique "Ilaagh", sur le renforcement du sentiment général de sécurité, l’amélioration de l'interaction entre l'institution de sécurité et son environnement sociétal, ainsi que sur le développement de mécanismes pratiques et efficaces pour lutter contre les crimes liés aux technologies modernes, en impliquant les citoyens dans la réalisation de la sécurité numérique et en préservant Internet comme un espace sûr et exempt de menaces et de comportements criminels.
Il est à noter que lors du développement de la plateforme "e-blagh", les services de sécurité nationale se sont basés sur des concepts de sécurité essentiels, notamment la production conjointe de sécurité, qui fait du citoyen un partenaire dans la consolidation de la sécurité dans son sens large, en signalant toutes les menaces et dangers potentiels. Cette plateforme incarne également l'obligation d’alerte qui impose à chacun de signaler et de notifier tous les crimes et tentatives de crimes menaçant notre sécurité collective.
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