Economie
Laurent Benarousse: Sous la conduite de SM le Roi, le Maroc a opéré une transformation multisectorielle majeure aux résultats tangibles
26/07/2026 - 10:26
MAP
Le Maroc a opéré, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, une profonde transformation multisectorielle reposant sur une vision stratégique de long terme, qui a permis au Royaume de consolider son développement économique et institutionnel et de renforcer son attractivité, a affirmé Laurent Benarousse, expert en stratégie et développement.
Dans une interview accordée à la MAP à l’occasion de la célébration de la Fête du Trône, M. Benarousse a salué un projet de transformation multiforme hautement ambitieux dans le Royaume, porté par une vision globale couvrant à la fois les dimensions institutionnelle, économique, sociale et territoriale.
Il a cité, à titre d’exemple, la révision de la Constitution de 2011, la régionalisation avancée, ainsi que les réformes visant à faire bénéficier l’ensemble des Marocains des fruits de la croissance économique.
Selon cet expert, qui dirige les bureaux de Paris et de Casablanca du leader mondial en conseil stratégie "Roland Berger", les résultats de cette stratégie sont aujourd’hui visibles, le Maroc ayant enregistré une croissance moyenne comprise entre 3,5 % et 4 % par an entre 1999 et 2025, malgré les crises économiques mondiales et les périodes de faible pluviométrie.
Il a également souligné la maîtrise de l’inflation, maintenue à un niveau inférieur à 1 %, ainsi que la place de l’industrie, qui représente plus de 26 % de l’économie marocaine, estimant que cette base industrielle contribue à la création d’emplois durables et à la résilience de l’économie marocaine.
M. Benarousse a ajouté que la croissance du Royaume repose sur plusieurs moteurs, notamment l’agriculture, l’agroalimentaire, l’industrie automobile, l’aéronautique, le tourisme, les services financiers et l’offshoring, ce qui renforce sa résilience face aux chocs extérieurs.
Il a, par ailleurs, indiqué avoir constaté au fil de ses déplacements au Maroc l’adhésion des citoyens à la trajectoire ascendante de développement engagée par le Royaume, ainsi qu’un fort sentiment de fierté d’appartenance, citant l’organisation de la Coupe du Monde 2030 comme une illustration de cette dynamique.
Abordant les relations franco-marocaines, il a estimé qu’elles ont connu une évolution majeure confortée par le soutien de la France à la souveraineté du Maroc sur son Sahara, consolidé par la déclaration solennelle du président français Emmanuel Macron, le 30 juillet 2024.
Cette décision constitue, selon lui, un «élément refondateur » des relations entre les deux pays, dans la mesure où elle a permis de réorienter leur partenariat vers des enjeux stratégiques communs.
Pour M. Benarousse, cette nouvelle dynamique ouvre la voie au développement d’une véritable co-industrialisation entre le Maroc et la France, dans un contexte marqué par la régionalisation des chaînes de production et la recherche d’une plus grande souveraineté économique.
Il a, dans ce sens, souligné que la relation entre les deux pays relève désormais d’une logique de coproduction, citant notamment les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et de l’agroalimentaire.
M. Benarousse, managing partner et membre du Conseil de surveillance du groupe Roland Berger, a aussi mis en avant les atouts naturels « exceptionnels » du Royaume dans les domaines de l’énergie solaire et éolienne, estimant que les projets liés à l’électricité verte, à l’hydrogène vert et au dessalement de l’eau offrent des perspectives importantes de coopération entre les entreprises marocaines et françaises.
L’expert français a aussi insisté sur le rôle stratégique du Maroc comme porte d’entrée vers l’Afrique, faisant valoir que la proximité géographique entre l’Europe et le Royaume constitue un atout majeur dans un contexte de fragmentation des échanges mondiaux et de reconfiguration des chaînes d’approvisionnement.
Cette évolution, a-t-il indiqué, appelle un renforcement des partenariats dans les domaines des matériaux critiques, de la sécurité alimentaire, des infrastructures et de la transition énergétique. Évoquant les préparatifs du Maroc pour l’organisation de la Coupe du monde 2030, il a souligné que les investissements réalisés dans les infrastructures de transport, de santé et d’accueil dépasseront le seul cadre de la compétition sportive et bénéficieront durablement à l’ensemble de la population marocaine.
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