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Akram Romani, "la formule gagnante" du MAS
21/01/2025 - 21:58
Amine Oubaha
Le Maghreb de Fès a totalement changé de visage depuis l’entame de la phase retour de la Botola Pro. Les changements opérés au niveau de son staff technique avec notamment la désignation d'Akram Romani à la tête du banc massawi, ont eu un effet positif, peut-être "inattendu", sur le parcours de l’équipe de la capitale spirituelle.
Renverser à Casablanca un Wydad en pleine évolution avec le large score de 4-1 et enchaîner deux autres victoires consécutives face respectivement au MAT et à l’Union de Touarga n'avait rien de hasard pour le Maghreb de Fès, qui a su se relever, lors de cette deuxième moitié de la saison.
Parfois, il ne faut pas chercher loin ou ailleurs pour trouver la formule gagnante. L'homme clé de cette remontée en puissance n'est autre qu'Akram Romani, fin connaisseur de la cuisine interne du MAS.
Après le limogeage de l'Italien Guglielmo Arena, c’est Romani, ancien joueur de l’équipe nationale marocaine, qui a pris la responsabilité, en principe par intérim, de diriger le banc des Massawis, en attendant le recrutement d’un coach confirmé. Rares sont ceux qui ont cru que ce changement va propulser la Maghreb de Fès vers l'avant en Botola Pro.
Contre toute attente, le Belgo-marocain a réussi, sur le plan individuel, à gagner des points et à tout changer au sein de l’équipe du MAS, composée de joueurs expérimentés du championnat tels que Hamid Ahdad, Saad Ait El Khorsa, ou encore Youssef Anouar.
Logés à la 7e place avec 22 points (6 victoires, 4 nuls, 5 défaites), les Jaunes et noirs ont fait un bond remarquable dans le classement, au point de se retrouver à un moment dans le Top 3. Libérés sur le terrain, efficace et beaucoup plus confiants, les joueurs du MAS se sont métamorphosés. Et Akram Romani y est pour quelque chose.
Ce dernier est un fils de la maison massawie. En tant que joueur, il a fait ses débuts au club de Fès en 1998, avant de rejoindre la Belgique, s’engageant au KRC Genk. Il évoluait en tant qu’arrière gauche.
Et si l’on parle d’Akram Romani, on évoque également celui qui a disputé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations avec les Lions de l’Atlas, perdue face à la Tunisie en 2004, sous les commandes à l'époque de Badou Zaki.
Avec son expérience accumulée en Europe, notamment avec le club belge KRC Genk et l’équipe néerlandaise RBC Roosendaal, l’homme de 46 ans a décidé de retrouver et de mettre ses services au profit de son "club de coeur", en endossant le rôle de coach adjoint de Hay Ben Soltane en 2022 mais aussi de l'Italien Arena.
Calme et minutieux dans ses analyses, Romani a aujourd’hui métamorphosé l’équipe de la capitale spirituelle (classée désormais 4e avec 32 points), en réalisant d’abord l’incroyable exploit face au Wydad (4-1). Un match de déclic psychologique pour ses joueurs, qui ont enchaîné par la suite face au MAT (2-1), l’Union de Touarga (3-0), et ont arraché un nul précieux face au HUSA d’Agadir (2-2).
Ces résultats laissent les dirigeants du club envisager sérieusement de faire confiance à ce cadre technique marocain et d’abandonner l’option d’un "coach étranger confirmé". Pour le moment sa situation n'est pas encore clarifiée.
Certes, son travail technique et tactique a attiré l’attention et a porté ses fruits. Mais, Akram Romani a démontré qu’il possède sa propre méthode gagnante, que personne ne connaît, sauf lui et ses joueurs.
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