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C1: Real Madrid-Dortmund, finale grand écart à Wembley
31/05/2024 - 23:18
AFP
Le Real Madrid, monstre sacré de la Ligue des champions, s'avance avec sa myriade de stars vers la finale de Wembley, samedi soir, en ultra-favori face au Borussia Dortmund, outsider au plus petit budget, porté par un collectif soudé, animé par l'envie de déjouer les pronostics.
La reine des compétitions européennes livre son épilogue à Londres, un an après le premier sacre de Manchester City, à Istanbul, survenu au bout d'un combat serré contre un autre finaliste inattendu, l'Inter Milan.
Samedi, le palmarès, la dynamique, l'effectif et le budget pencheront en faveur des Espagnols du Real Madrid, club le plus titré de l'histoire avec quatorze étoiles, dont cinq décrochées sur les dix dernières années.
La "Maison blanche", peuplée de jeunes talents (Jude Bellingham, Rodrygo, Vinicius...) et de sacrés vétérans (Nacho, Toni Kroos, Luka Modric...), entend remonter sur le trône au terminus d'une saison quasiment parfaite, parsemée de deux défaites seulement en 54 matches. Mais la Ligue des champions reste la compétition fétiche de l'équipe de Carlo Ancelotti.
"Tous ceux qui aiment le football savent que le Real Madrid est une équipe spéciale dans cette compétition, nous ne l'avons pas inventé", a déclaré vendredi Nacho, le capitaine, pour qui "c'est aussi une grande responsabilité".
Pour rallier Londres, les Madrilènes ont égalisé deux fois contre Manchester City (3-3) en quart de finale aller, gardé les nerfs solides au retour (1-1, 4-3 t.a.b.), tenu en échec le Bayern en demie à Munich (2-2) puis renversé les Allemands au retour (2-1) avec deux buts très tardifs.
Malgré cela, Dortmund ne vient pas à Wembley sur la pointe des pieds. Ou alors, pour pouvoir regarder l'ogre madrilène dans les yeux.
"Je dis souvent que si vous jouez le Real dix fois, ça sera très dur. Trente-quatre fois, impossible. Mais si vous ramenez ça à un seul match, et c'est ce qui arrive avec une finale, tout est possible", a lancé Edin Terzic.
L'entraîneur de Dortmund sait que la flamme de la passion peut brûler les ailes d'adversaires bien plus costauds. Après tout, son Borussia a dominé le "groupe de la mort" (Paris SG, AC Milan, Newcastle) avant de faire tomber l'Atlético Madrid d'Antoine Griezmann et le PSG de Kylian Mbappé.
Place désormais au grand Real, "l'adversaire ultime" selon l'expression de Julian Brandt. "Il n'y a rien de plus grand en Ligue des champions, rien qu'avec leur histoire" mais, a poursuivi l'attaquant, "si on n'y croit pas, on aurait pu rester à Dortmund. On a cette croyance et on veut la transposer sur le terrain".
Madrid a remporté 14 des 17 finales européennes qu'il a disputées. Dortmund, club historique de la Ruhr industrielle, disputera samedi la troisième de son histoire, après celle gagnée en 1997 (3-1 contre la Juventus) et celle perdue en 2013 (2-1 contre le Bayern).
Il y a onze ans, c'était à Wembley, déjà, et le jeune Terzic, 30 ans à l'époque, avait fait le voyage dans le car des supporters.
Cette fois, l'entraîneur sera sur le bord de la pelouse, avec la bruyante marée jaune et noir au soutien derrière lui.
"Ça ne sera pas seulement jaune, mais bruyant et c'est ce dont on a besoin. On a besoin que tout le monde vienne avec la croyance que quelque chose de grand est possible et on va tout mettre en place pour que ça devienne réalité", a-t-il affirmé.
La ferveur légendaire du public allemand ne sera pas de trop pour contrecarrer les plans du Real, machine à gagner d'année en année, capable de combler sans sourciller le vide laissé par Karim Benzema.
Le départ en Arabie saoudite du Ballon d'Or 2022, ex-capitaine et buteur prolifique, n'est plus qu'un lointain souvenir pour les supporters des "Merengues", désormais sous le charme de Jude Bellingham.
A 20 ans, le milieu anglais symbolise autant la puissance sportive et financière du Real, capable d'aligner plus de 100 millions d'euros pour le recruter, que les limites du Borussia, sa pépinière de 2020 à 2023, incapable de retenir plus longtemps un si grand talent.
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