Sport
CAN Féminine 2024: Le Nigeria, un géant africain sur le chemin du Maroc
24/07/2025 - 16:01
Amine Oubaha
À quelques heures d’une finale historique au Stade Olympique de Rabat, tous les regards se tournent vers l’adversaire des Lionnes de l’Atlas. Face au Maroc, le Nigeria se présente comme un adversaire de très haut niveau. Portrait d’un géant du football féminin africain.
L’équipe féminine du Nigeria n’est pas simplement une formation de renom: elle est la référence absolue du football féminin sur le continent. Avec neuf titres remportés sur douze éditions de la CAN Féminine, les Super Falcons dominent l’histoire de la compétition comme aucune autre nation.
Un palmarès impressionnant
Depuis 1998, les Nigérianes ont remporté toutes les finales qu’elles ont disputées. Neuf sacres en autant d’occasions: 1998, 2000, 2002, 2004, 2006, 2010, 2014, 2016 et 2018.
Seules deux éditions leur ont échappé: 2008, dominées par la Guinée équatoriale, et 2022, éliminées par les Lionnes de l’Atlas à Rabat, en demi-finale.
Un revers historique que les Super Falcons n’ont certainement pas oublié et qui les pousse aujourd’hui à prendre leur revanche face à un Maroc porté par toute une nation.
Une équipe en mission
Le Nigeria ne vit pas dans ses souvenirs. Lors de cette CAN, les coéquipières de Rasheedat Ajibade ont prouvé qu’elles restaient une puissance incontournable du football africain.
En phase de groupes, elles ont dominé la Tunisie (3-0), battu le Botswana (2-1), et concédé un nul face à l’Algérie (1-1). En quart de finale, elles ont envoyé un signal fort en écrasant la Zambie (5-0), pourtant considérée comme l’une des équipes les plus dangereuses du tournoi.
En demi-finale, elles ont écarté l’Afrique du Sud, tenante du titre, aux tirs au but (0-0, 4-2 t.a.b), après un duel intense.
Ajibade, Nnadozie, Okoronkwo: des atouts de taille
Au cœur de cette dynamique, Rasheedat Ajibade brille. Capitaine inspirante, elle est élue meilleure joueuse à trois reprises en cinq matches. Véritable leader offensif, la numéro 10 incarne la nouvelle génération ambitieuse des Super Falcons, combinant vitesse, technique et vision du jeu.
Derrière, Chiamaka Nnadozie s’impose comme un mur infranchissable. La gardienne n’a encaissé qu’un seul but dans le tournoi sur penalty et a multiplié les arrêts décisifs, notamment en demi-finale.
Sur le front offensif, Esther Okoronkwo se distingue par sa justesse : quatre passes décisives à son actif. Discrète mais décisive, elle incarne cette efficacité qui fait la force du Nigeria.
Justin Madugu, l’architecte discret
À la tête du Nigeria depuis le départ de Randy Waldrum, Justin Madugu assure la continuité avec rigueur et calme. Nommé sélectionneur intérimaire, il connaît parfaitement l’environnement des Super Falcons pour y avoir déjà occupé plusieurs rôles dans le passé.
Ancien joueur, Madugu affiche plus d’une décennie d’expérience dans le football nigérian, en club comme en sélection.
Titulaire des licences CAF A et B, il a également suivi plusieurs formations techniques, dont un séminaire international sur la Premier League, rapporte la CAF. Il possède des diplômes en psychologie du sport, en gestion et en administration publique.
Adjoint chez les U20 et les Super Eagles B, il a aussi contribué à deux sacres continentaux des Super Falcons, en tant que membre du staff. Aujourd’hui, il incarne une figure de stabilité et de discipline.
Une revanche dans l’air
La finale du samedi 26 juillet 2025, aura un goût de revanche. En 2022, déjà à Rabat, les Lionnes de l'Atlas avaient fait tomber l’ogre nigérian, au terme d’un match épique remporté aux tirs au but.
Pour les Super Falcons, ce dixième titre continental représenterait bien plus qu’un simple sacre: ce serait la confirmation de leur hégémonie historique. Mais face à elles, une équipe marocaine plus mûre, chez elle, et prête à écrire une page dorée de son histoire.
Articles en relations
Sport
Sport
Sport
Sport