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Covid-19 : une seule dose suffira-t-elle ?
12/02/2021 - 22:08
SNRTnews
La Haute autorité de santé (HAS) en France a recommandé, vendredi 12 février 2021 dans un nouvel avis soumis au gouvernement, de proposer une seule dose de vaccin anti-Covid-19 aux personnes "ayant déjà fait une infection" par virus.
Les personnes rétablies du Covid-19 "ont déjà élaboré à l'occasion de l'infection une mémoire immunitaire", souligne la HAS dans son avis qui doit encore recevoir l'aval du gouvernement, expliquant qu’une dose unique de vaccin jouera le "rôle de rappel".
Ainsi, la France, où le virus à tué plus de 80.000 personnes, devient le premier pays au monde à faire une telle recommandation. La HAS préconise, par ailleurs, d'attendre "au-delà de trois mois" après la maladie et de "préférence six mois" avant d'injecter cette dose unique.
"A ce jour, aucun pays ne s'est clairement positionné sur une vaccination en une dose pour les personnes ayant contracté la Covid-19 antérieurement à la vaccination", précise-t-elle. Selon les observateurs, cette solution est évoquée dans plusieurs études menées notamment aux Etats-Unis et en Italie, mais qui ne sont pas encore évaluées par d'autres scientifiques. Cela permettrait aux autorités sanitaires d'économiser des doses dans un contexte d'approvisionnement contraint, estiment les observateurs.
La France fonde de grands espoirs sur sa campagne vaccinale, qui avait débuté timidement le 26 décembre dernier avant de monter en puissance au fil des jours avec notamment l’autorisation par les autorités sanitaires de nouveaux vaccins. Or, cette solution qui règle le problème du manques de doses en Hexagone, n'a aucun fondement scientifique. Pfizer et BioNTech affirment que leur vaccin a été évalué uniquement dans le cadre des deux doses administrées à 21 et 28 jours d'intervalle, et que rien n'indique que la protection reste suffisante au-delà de ce délai.
«La production d'anticorps neutralisants n'apparaît qu'avec la deuxième injection», assure dans Le Monde Jean-Daniel Lelièvre, chef du département d'immunologie clinique et de maladies infectieuses à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil, également expert à la Haute Autorité de santé (HAS). «C'est donc un pari : on peut protéger individuellement deux fois plus de monde. Mais si, comme nous, on vise à long terme l'acquisition d'une immunité de groupe, il faut que la protection dure.»
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