Economie
La circulation du cash au Maroc atteint 511,2 milliards de Dhs
08/05/2026 - 22:09
SNRTnews
La circulation fiduciaire au Maroc continue d’atteindre des niveaux records, traduisant la forte place qu’occupe encore le cash dans les habitudes de consommation et d’épargne.
À fin mars 2026, la circulation du cash a atteint 511,2 milliards de dirhams, selon le dernier "Hebdo Taux" d’Attijari Global Research.
Cette situation s’explique par plusieurs facteurs à la fois économiques et socioculturels. Plusieurs marocains continuent de privilégier la conservation de l’argent liquide, souvent gardé chez eux à la maison, plutôt que son dépôt dans les circuits bancaires. À cela s’ajoute une méfiance persistante vis-à-vis du système fiscal ainsi que le poids important du secteur informel dans l’économie nationale.
Face à cette évolution, Bank Al-Maghrib multiplie les interventions pour maintenir l’équilibre du marché monétaire et assurer la liquidité du système bancaire. Grâce à ces injections régulières, les taux interbancaires restent alignés sur le taux directeur fixé à 2,25%, tandis que l’indice MONIA a légèrement progressé à 2,20%.
Dans ce cadre, l’intervention hebdomadaire globale de BAM s’est établie à 150,3 milliards de dirhams, en recul de 4,7 milliards par rapport à la semaine précédente. Les avances à 7 jours ont diminué à 50,2 milliards de dirhams, contre 54,9 milliards auparavant, couvrant la totalité de la demande bancaire. Les opérations de refinancement à plus long terme sont, quant à elles, restées stables à 100,1 milliards de dirhams.
Lors de sa conférence de presse du 17 mars, le Wali de Bank Al-Maghrib, Abdelatif Jouahri, a indiqué que la réduction de la circulation du cash constitue désormais une priorité. Des études et recommandations ont ainsi été transmises au gouvernement et au ministère des Finances afin d’identifier des solutions adaptées.
Parmi les pistes évoquées figure le recours aux nouvelles technologies financières, notamment les crypto-actifs et les solutions de paiement numérique. Ces outils pourraient contribuer à limiter l’usage des billets physiques, particulièrement dans les transferts entre particuliers et les petites transactions. Ils représentent également une opportunité pour renforcer l’inclusion financière, en permettant à des populations non bancarisées d’accéder à des services de paiement sans passer par un compte bancaire classique.
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