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Procès Maradona: passe d'armes autour des "soins" à domicile
29/05/2026 - 00:20
AFP
"Hospitalisation" ou "soins" à domicile ? Le procès de professionnels de santé sur les circonstances de la mort de Diego Maradona a vu jeudi une passe d'armes sur le cadre, les responsabilités, de la convalescence durant laquelle il est décédé en 2020.
"Il avait toujours été question d'une hospitalisation à domicile sérieuse", a lancé, dans sa première prise de parole au procès, l'une des sept accusés, la psychiatre Agustina Cosachov, 41 ans, qui suivait à l'époque Diego Maradona.
Mme Cosachov assume avoir été "en faveur d'une hospitalisation à domicile" pour Maradona. C'était, a-t-elle plaidé, "une option intermédiaire" entre un établissement de soins, la "meilleure option thérapeutique" mais qu'aurait refusée Maradona, et un retour chez lui, que les médecins excluaient, pour sa convalescence après une opération pour un hématome à la tête, début novembre 2020. Mais la psychiatre a pointé du doigt le prestataire privé de soins, Swiss Medical, auquel avait été externalisé le cadre de cette convalescence à domicile, qui allait être "sérieuse".
C'est là, dans une résidence louée pour l'occasion à Tigre (nord de Buenos Aires), que Maradona est mort à 60 ans, le 25 novembre 2020, d'une crise cardiorespiratoire couplée à un oedème pulmonaire, seul sur son lit. Après, selon des témoignages de médecins-légistes au procès, plusieurs heures d'agonie.
"Le service fourni (par Swiss Medical) consiste en des soins à domicile", non pas une hospitalisation à domicile, a rétorqué à la barre Mariana Flichman, ex-médecin légiste de Swiss Medical qui a rédigé l'acte de transfert depuis la clinique, co-signé par la famille Maradona.
Cet acte, produit jeudi à l'audience, stipulait que "le suivi médical reste à charge de l'équipe médicale traitante et des professionnels choisis par le patient et sa famille, extérieurs à Swiss Medical". Il revenait par contre au prestataire de fournir, "en fonction de l'évolution ultérieure de DM (Diego Maradona), l'accompagnement correspondant aux besoins exigés par le tableau clinique". "J'ai fait confiance au fait que tous savaient ce qu'ils signaient", a insisté jeudi Mariana Flichman, renvoyant la balle dans le camp de la famille et de l'entourage médical.
Dont plusieurs accusés d'aujourd'hui, en premier lieu Agustina Cosachov et Leopoldo Luque, alors médecin de confiance de la star. Les accusés nient toute responsabilité dans le décès de Maradona. Ils encourent entre 8 et 25 ans de prison. Le procès, à raison de deux audiences hebdomadaires, doit se poursuivre jusqu'en juillet.
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