Art & Culture
Cimafunk, la tornade cubaine qui a fait vibrer la scène du Festival Gnaoua
22/06/2025 - 10:38
Khaoula Benhaddou | Ayoub MouhyiddineLa 26e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est achevée, ce samedi 21 juin, en apothéose. La soirée de clôture a été marquée par la prestation explosive de Cimafunk, qui a fusionné avec brio les sonorités cubaines aux rythmes envoûtants du Gnaoua. Peu avant de monter sur scène, l’artiste s’est confié à SNRTnews.
À 36 ans, Cimafunk s’impose comme l’un des principaux ambassadeurs de la musique afro-cubaine à l’échelle mondiale. De son vrai nom Erik Alejandro Iglesias Rodríguez, le chanteur a choisi ce pseudonyme en hommage aux Cimarrons, ces esclaves cubains en fuite qui ont résisté à l’oppression.
Ce n’est pas la première fois que l’artiste participe au Festival Gnaoua. En 2022, il avait déjà enflammé la scène du complexe Mohammed V à Casablanca, dans le cadre du Gnaoua Festival Tour.
Dans cet entretien accordé à SNRTnews, Cimafunk affirme: "Gnaoua est une musique incroyable, aux notes complexes, que tout le monde ne peut pas jouer. Elle se distingue par sa profondeur, inspirée du vécu des anciens maâlems qui chantaient leurs souffrances liées à l’esclavage. Il y a aussi une dimension spirituelle très forte qui me touche sans oublier le rythme qui fait vibrer les corps et les âmes".
Séduit par cette richesse musicale et émotionnelle, l’artiste précise qu'il travaille sur un projet de fusion entre les sonorités gnaouies et cubaines.
Dans cette interview, Cimafunk, ancien étudiant en médecine, évoque également ses nouveaux projets artistiques et revient sur le rôle thérapeutique de la musique, qu’il considère comme un véritable remède pour les maux de l’âme.
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