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Coupe du Roi: le Real Madrid et Mbappé revanchards face au Barça de Flick
25/04/2025 - 15:02
AFP
Corrigé (4-0, 5-2) par son éternel rival le FC Barcelone lors des deux premiers "Clasico" de la saison, le Real Madrid de Kylian Mbappé a une première chance de sauver un exercice bien terne et se racheter auprès de ses supporters, samedi en finale de la Coupe du Roi, à Séville.
Sous pression, le Real est en quête de revanche... et d'oxygène.
Car un troisième revers de rang face au Barça, leader du championnat espagnol avec quatre points d'avance, et une nouvelle finale perdue, dirigerait le géant madrilène vers une saison sans trophée majeur - hormis une Supercoupe d'Europe et une Coupe intercontinentale.
"C'est le moment de se relever. Nous avons encore devant nous le Mondial des clubs, la Liga et la Coupe du Roi. C'est le moment de faire un pas en avant, se relever et montrer ce que représente cet écusson", a lancé lundi l'habituel capitaine Dani Carvajal, blessé au genou, et dont le leadership manque grandement au club madrilène.
Sans le latéral espagnol, ni son métronome allemand Toni Kroos, dont le départ à le retraite n'a pas été remplacé, l'équipe de Carlo Ancelotti a explosé cette saison à chaque fois qu'elle affrontait une grande équipe, et compte déjà douze défaites toutes compétitions confondues... dix de plus que la saison passée.
Une treizième samedi pourrait, selon plusieurs médias, précipiter le départ annoncé de l'entraîneur italien en fin de saison, malgré son souhait de rester jusqu'au terme de son contrat en 2026.
En ce printemps quasi-chaotique, avec une élimination sèche en quarts de finale de la Ligue des champions par Arsenal (5-1 en cumulé) et des victoires poussives en Liga pour rester dans la course au titre, Ancelotti cherche encore la bonne formule pour faire briller toutes ses stars en même temps.
Et Mbappé, bien qu'auteur d'une première saison brillante au niveau statistique (meilleur buteur du club avec 33 réalisations), est devenu pour certains le visage d'une saison bien terne, alors que les supporters madrilènes rêvaient à son arrivée d'une 16e C1 et d'un potentiel sextuplé.
Remis de sa blessure à la cheville, l'attaquant français, sifflé par certains supporters lorsqu'il est apparu sur les écrans géants du Santiago Bernabéu le week-end dernier, portera néanmoins les espoirs des Merengues face à l'armada d'Hansi Flick, qu'il a semblé être le seul à pouvoir perturber, en janvier dernier en finale de Supercoupe d'Espagne (défaite 5-2).
Le minimalisme tactique et la composition trop déséquilibrée d'Ancelotti, en misant sur le talent de ses "quatre fantastiques" (Mbappé, Vinicius Junior, Bellingham et Rodrygo), n'avait pas fait le poids lors de ses deux affrontements avec le coach allemand.
Avec son avenir en jeu, le technicien italien pourrait opter pour une option plus défensive, pour faire face à l'attaque de feu catalane.
Celui qui en fera les frais serait alors, comme souvent, Rodrygo, car on imagine mal l'entraîneur madrilène se priver de Mbappé ou de Vinicius pour disputer une finale.
Sûr de sa force collective, le Barça s'avance comme favori pour ce premier Clasico en finale de Coupe depuis onze ans, mais devra faire sans son arme fatale en attaque, Robert Lewandowski, blessé à la cuisse. Le Polonais de 36 ans avait inscrit un doublé en Liga au Bernabéu (4-0).
Une raison d'espérer un sort différent pour une défense madrilène sans certitude, qui a concédé onze buts sur les deux premières manches, même si le latéral français Ferland Mendy, de retour de blessure, aura un immense défi à relever face à l'intenable Lamine Yamal.
Un énième casse-tête à résoudre pour Carlo Ancelotti et ses hommes.
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