Economie
Le HCP anticipe une croissance économique de 4,4% en 2025
15/07/2025 - 08:00
MAP
Selon les prévisions du Budget économique exploratoire 2026, l’économie marocaine devrait enregistrer une croissance de 4,4 % en 2025, contre 3,8 % en 2024. Ce redressement serait principalement soutenu par la reprise du secteur agricole et la consolidation des activités non agricoles, dans un contexte international pourtant marqué par un ralentissement global.
Le secteur agricole devrait croître de 4,7 %, bénéficiant d’une amélioration des conditions climatiques et d’une production céréalière estimée à 44 millions de quintaux, en hausse de 41 % par rapport à la campagne précédente. La bonne performance des cultures printanières et l’amélioration des conditions d’élevage, soutenues par des précipitations favorables et des mesures d’appui, devraient également contribuer à ce redressement.
Les activités non agricoles devraient enregistrer une croissance de 4,3 %, soutenues par la progression des secteurs industriels, du BTP et des services. L’industrie chimique, en particulier, devrait connaître une croissance de 6,6 %, portée par la demande étrangère en produits dérivés du phosphate. Le BTP bénéficierait de la réalisation de projets liés à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et à la reconstruction des zones sinistrées. Le secteur tertiaire poursuivrait sa dynamique, avec une croissance de 4,4 %, grâce notamment à la reprise du tourisme, au développement des transports et à la vigueur du commerce.
La croissance prévue pour 2025 serait principalement tirée par la demande intérieure, dont la progression est estimée à 5,4 %. La consommation des ménages devrait augmenter de 3,6 %, profitant de l’amélioration des revenus agricoles, de la revalorisation salariale et de la poursuite des aides sociales. L’investissement brut devrait croître de 9,8 %, porté par les chantiers d’infrastructure et la mise en œuvre de la nouvelle Charte de l’investissement.
Sur le plan international, la croissance mondiale devrait ralentir à 2,3 %, pénalisée par les tensions commerciales persistantes et la fragmentation des échanges. Ce contexte limiterait la demande étrangère adressée au Maroc, tout en contribuant à la baisse des cours des matières premières, notamment de l’énergie.
Malgré ces incertitudes externes, l’inflation nationale devrait rester modérée, à 1,9 %, et le déficit budgétaire devrait s’alléger à 3,6 % du PIB. En revanche, le déficit du compte courant devrait s’aggraver légèrement, pour atteindre 1,8 % du PIB, en raison d’une croissance plus rapide des importations par rapport aux exportations.
Les prévisions pour 2025 confirment la capacité de l’économie marocaine à maintenir sa trajectoire de croissance, portée par une demande intérieure robuste et une dynamique soutenue des secteurs productifs.
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