Economie
Marché du travail en 2025: 193.000 emplois créés, chômage en léger recul mais sous-emploi en hausse
03/02/2026 - 10:37
SNRTnews
L’économie nationale a créé 193.000 postes d’emploi entre 2024 et 2025, contre 82.000 une année auparavant, selon la note d’information du Haut-Commissariat au Plan (HCP) relative à la situation du marché du travail en 2025. Cette évolution résulte d’une création de 203.000 emplois en milieu urbain et d’une perte de 10.000 postes en milieu rural.
La totalité des emplois créés est de nature rémunérée, avec une hausse de 249.000 postes, tandis que l’emploi non rémunéré a reculé de 55.000 postes, principalement en milieu rural. Les services demeurent le principal moteur de la création d’emplois, avec 123.000 postes supplémentaires, suivis des BTP (64.000) et de l’industrie (46.000). À l’inverse, le secteur de l’agriculture, de la forêt et de la pêche a enregistré une perte nette de 41.000 emplois.
Taux d’activité quasi stable, emploi en légère progression
Le taux d’activité est resté stable à 43,5% entre 2024 et 2025. Il a légèrement reculé en milieu rural, passant de 46,5% à 46,1%, et progressé en milieu urbain de 42% à 42,2%. Par sexe, ce taux est demeuré quasi inchangé aussi bien chez les hommes que chez les femmes.
Le taux d’emploi a, pour sa part, augmenté marginalement au niveau national, de 37,7% à 37,8%. Cette évolution masque toutefois des disparités territoriales, avec une hausse en milieu urbain et une baisse en milieu rural. L’emploi des hommes a progressé, tandis que celui des femmes a enregistré un léger recul.
Baisse du chômage, mais disparités persistantes
Le nombre de chômeurs a diminué de 17.000 personnes en 2025, pour s’établir à 1.621.000 au niveau national. Le taux de chômage est ainsi passé de 13,3% à 13%. Cette baisse concerne aussi bien le milieu urbain que rural.
Cependant, le chômage reste particulièrement élevé chez certaines catégories de la population. Le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans a augmenté, atteignant 37,2%. Il demeure également élevé parmi les femmes, avec un taux de 20,5%, et parmi les diplômés, malgré une légère baisse à 19,1%.
Par ailleurs, la structure du chômage évolue, marquée par une augmentation de la part des primo-demandeurs d’emploi et du chômage de longue durée. Plus de la moitié des chômeurs n’ont jamais travaillé et près des deux tiers sont au chômage depuis un an ou plus.
Hausse continue du sous-emploi
En parallèle à la baisse du chômage, le sous-emploi a poursuivi sa progression. Son volume est passé de 1.082.000 à 1.190.000 personnes entre 2024 et 2025, portant le taux national de 10,1% à 10,9%. Cette hausse est observée aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.
Tous les secteurs d’activité sont concernés, avec une augmentation plus marquée dans les BTP, suivis de l’agriculture, de l’industrie et des services. Le sous-emploi lié à l’insuffisance du revenu ou à l’inadéquation entre formation et emploi a enregistré la progression la plus notable.
Fortes disparités régionales
Cinq régions concentrent plus de 72% de la population active, avec Casablanca-Settat en tête. Les taux d’activité les plus élevés sont enregistrés dans les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, du Sud et de Casablanca-Settat, tandis que les plus faibles sont observés à Béni Mellal-Khénifra, dans l’Oriental et à Drâa-Tafilalet.
Les taux de chômage les plus élevés concernent les régions du Sud, de l’Oriental, de Fès-Meknès et de Casablanca-Settat, alors que Marrakech-Safi, Drâa-Tafilalet et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma affichent les niveaux les plus bas.
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